Les étudiants libéraux en faveur d’une légalisation des drogues !

En ce jour où est discutée une proposition allant dans ce sens au congrès de LYMEC (The European Liberal Youth), les étudiants libéraux entendent relancer le débat sur la question de la légalisation des drogues en soulignant qu’ils sont favorables à une légalisation de celles-ci.

Après des années d’une politique de répression menée en la matière, il faut tirer un constat d’échec. La consommation ne baisse pas, les cartels sont toujours plus puissants, la violence s’est encore accrue et aucun programme efficace de désintoxication n’est proposé.

Dès lors, sans remettre en cause la dangerosité des drogues, les étudiants libéraux plaident pour la mise en place d’une autre approche. Loin de se ranger derrière une prohibition dogmatique qui ne résout rien, la légalisation des drogues (déjà dépénalisées dans plusieurs pays tels que le Portugal, les Pays-Bas, la Tchéquie…) comporte de nombreux avantages.

Tout d’abord, elle ferait de la drogue une question de santé publique au lieu d’une problématique d’ordre pénal.

Ensuite, elle améliorerait la qualité et donc la sécurité des drogues échangées car la production de celles-ci ne se ferait plus dans des laboratoires clandestins et ferait l’objet de contrôles stricts. Ceci réduirait clairement les risques encourus actuellement par les consommateurs de drogues.

Enfin, une légalisation permettrait de mettre fin aux cartels. Ces grands groupes criminels qui tirent l’argent de la drogue sont également responsables de nombreux forfaits (trafic d’armes, prostitution,…). Légaliser la drogue, c’est leur retirer une grande part de leurs revenus, considérablement réduire la violence et le nombre de morts qu’ils causent et réduire leur influence partout dans le monde.

Enfin, cette mesure permettrait de générer des recettes fiscales non négligeables. Compte tenu de l’importance de la prévention et de l’aide aux personnes toxicomanes, ces moyens devraient évidemment être alloués à la politique de prévention des assuétudes.

Consciente des dangers de la drogue, la Fédération des Etudiants Libéraux est d’avis que cette libéralisation devrait naturellement s’effectuer dans un cadre strict. Concrètement, celle-ci pourrait s’inspirer des règles en vigueur pour le tabac et l’alcool, notamment en interdisant la vente aux mineurs.

Pour toutes ces raisons et au vu des bons résultats enregistrés dans les pays qui dépénalisent la drogue, la Fédération des Etudiants Libéraux plaidera ce week-end au congrès du LYMEC pour une légalisation des drogues !

Contact presse :

Mathieu RAEDTS (Président)

0478/645.245 – mathieu.raedts@etudiantsliberaux.be

 

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2 Comments

  1. Voilà qui ressemble furieusement (notamment la structure) à un article de Nelson Briou paru dans Liber autrefois…

  2. Interdire n’est pas empêcher. Et en l’occurrence, on doit dire : au contraire. La prohibition rejette les drogues dans la clandestinité, en réserve le commerce au crime organisé, et exclut tout contrôle social, toute intervention de santé publique, toute prévention, toute surveillance de qualité. Un procureur de la république français a un jour estimé que les drogues n’étaient pas illégales parce qu’elles étaient dangereuses, mais qu’elles étaient dangereuses parce qu’illégales. Ce qui n’est pas tout à fait exact, car les drogues, au premier rang desquelles le tabac et l’alcool sont dangereuses. Ce qui est certain, c’est qu’elles le sont d’autant plus qu’elles sont illégales. La plus grande énigme pour moi est que les leçons de la Prohibition de l’alcool aux Etats-Unies aient été à ce point perdues, ou occultées. Ce qui conduit à penser qu’il faut aussi chercher à qui le crime profite, et se demander quelle influence les mafias de la drogue peuvent avoir sur les autorités et les législations.

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