Religions à l’école : place à l’éducation et à la liberté !

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Le débat sur la place des religions au sein de l’enseignement, qu’il soit officiel ou libre, refait une fois de plus son apparition. A cette occasion, la Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) entend défendre sa position sur le sujet.

Considérant que suivre l’une ou l’autre option « philosophique » doit émaner d’un choix personnel et non du choix des parents, la FEL entend voir la suppression des différents cours de religions dans l’enseignement primaire et le premier cycle de l’enseignement secondaire.

Naturellement, les élèves verraient ce cours remplacé par un cours d’initiation aux religions dans l’enseignement fondamental. Tout en ne séparant pas d’une manière archaïque les élèves d’une même classe, un tel cours constituerait l’occasion de découvrir les différentes religions d’une manière ouverte et objective.

En secondaire, ce cours serait remplacé par un cours d’histoire des religions et d’introduction à la philosophie. Ce dernier permettrait aux élèves de développer leurs connaissances des différentes religions et leur esprit critique tout en leur montrant qu’il existe d’autres courants de pensée.

A partir de la 3ème secondaire, le choix d’un cours de religion, quel qu’il soit, ou de morale serait laissé à l’appréciation des élèves. A raison d’une heure par semaine, cette option permettrait aux élèves d’approfondir une religion s’ils le souhaitent et ainsi d’en découvrir tous les aspects.

Mieux éduquer les jeunes aux différentes religions, c’est leur offrir la possibilité de choisir une religion en toute connaissance de cause. Il est donc indispensable qu’un tel changement concerne aussi bien l’enseignement officiel que l’enseignement libre !

Faire naître une société ouverte sur elle-même et sur les autres cultures, cela s’apprend dès l’enseignement fondamental. Une initiation des jeunes aux différentes religions mènera à une meilleure compréhension des autres et de leurs croyances et permettra ainsi de lutter contre les stéréotypes et le manque de tolérance. La solution prônée par la FEL permettrait également de favoriser l’émancipation des plus jeunes tout en leur permettant d’opter pour la religion qu’ils souhaitent. Voilà pourquoi celle-ci mérite d’être soutenue !


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3 Comments

  1. Programme suspect !

    – « découvrir les différentes religions d’une manière ouverte et objective ».

    Qui détermine le programme ?

    – « Un cours d’histoire des religions et d’introduction à la philosophie ».

    Qui fait l’histoire des religions : l’homme blanc chrétien/juif ou religieusement athée ou agnostique…

    Vos historiens, ne sont pas honnêtes, les orientalistes ont été les vecteurs de l’idéologie coloniale car fondé sur la prétendue « supériorité » de l’occident chrétien sur le monde musulman.

    L’objectivité cela n’existe. Il y’ a beaucoup d’idéologie, de racisme, d’ethnocentrisme et des prises de positions inconscientes de la part des enseignants. Si c’est pour entendre ces sempiternelles couplets qui dénigre l’Islam ou les religions en général . Alors c’est non, il n’en est pas question choisir cette option.

  2. Je suis pour que l’élève puisse choisir sa religion, indépendamment de l’école ou il se trouve, cependant, il y a un aspect qui n’est pas envisagé dans le système proposé par le communiqué e presse: la pédagogie de l’enfant. En effet, le cours de religion au niveau primaire, n’est pas seulement de l’endoctrinement, il doit être (en principe) un cours ou des valeurs sont avant tout transmises (le partage, le pardon, la solidarité, le courage, …). De plus, un enfant à besoin de bases, de stabilités: ce n’est que vers 12-13 ans qu’il commence à développer un esprit critique et à se construire sa propre croyance, sa propre religion. Dès lors, il est bon qu’il y ait durant toute cette période d’apprentissage une constance non seulement dans le programme (ne pas mélanger les valeurs de toutes les religions) mais aussi entre l’école et la maison. Pour les cours dit « confessionnels » de primaire, il me semble donc plus approprier de maintenir le principe d’une religion unique enseignée selon la demande des parents, tout en adaptant les programmes afin qu’ils expriment plus les valeurs que les dogmes , et qu’en 5e-6e une partie du cours soit consacrée à la découverte des autres religions.
    Ce qui pourrait dès lors introduire les cours de 1ère, 2e et 3e rénovés répartis en une heure sur l’histoire des différentes religions et une heure sur une confession choisie par l’étudiant. Cependant, il ne faut pas oublier non plus un aspect des programmes actuels (du moins en religion catholique- le seul que j’ai jamais suivi, je le reconnais), qui est de celui du débat. L’heure d’histoire des religions pourrait être donc remplacée en 4e-5e-6e par une heure de « citoyenneté » ou des débats mettant en scène les valeurs et idéaux de l’élève pourraient être confrontés aux idées des autres sur des thèmes aussi actuels que l’éthique, l’avortement, la peine de mort, le mariage, la liberté, etc…

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