Le numerus clausus continue à faire parler de lui…

A lire aujourd’hui dans la Libre Belgique, « le numerus clausus en médecine est sans pitié pour les étudiants boursiers« . Une situation problématique que la Fédération des Etudiants Libéraux dénonçait, ce lundi, dans un courrier interpellant la Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, la CDH Marie-Do Simonet. 

Après avoir raté une première fois la première BA de Médecine, certains étudiants avaient ensuite pleinement satisfait aux épreuves de cette année sans toutefois pouvoir passer en deuxième en raison du numerus clausus (pour rappel, l’enfant protégé de la Ministre Simonet). C’était alors, pour les reçus collés, la fin des études de médecine et la réorientation forcée dans une autre faculté, souvent en deuxième BA de Sciences biomédicales. 

Jusque là, (presque) aucun souci pour ceux entrant dans les conditions d’octroi d’une bourse d’étude, l’obtenant pour leurs deux années de Médecine – la seconde première BA grâce au système de l’année ‘joker’ permettant d’être boursier tout en recommençant une année de grade de bachelier – ainsi que pour celle réalisée en Sciences biomédicales. 

Avec, à la rentrée 2008, l’heureuse instauration d’un moratoire sur le système du numerus clausus, ces étudiants reçus-collés ont enfin eu la possibilité de regagner les bancs de deuxième BA de leur faculté de Médecine. Mais, introduisant leur demande de bourse, ces étudiants, issus des milieux les plus modestes et ayant déjà dû supporter bien des frais en raison du numerus clausus, se voient aujourd’hui signifier qu’ils n’entrent plus dans les conditions d’octroi car ayant réalisé un trop grand nombre d’années. Conclusion : fini le minerval réduit au taux boursier, fini l’allocation versée pour l’acquisition des syllabi, …

Un comble (!), pour les Etudiants Libéraux qui indiquent à la Ministre Simonet que ces étudiants paient une nouvelle fois les frais de son décret instaurant le système de numerus clausus. Car c’est bien en conséquence directe de celui-ci que des étudiants ont été contraints de changer d’orientation et qu’ils se voient aujourd’hui refuser une bourse en deuxième Médecine car l’ayant obtenu, un an plus tôt, en deuxième année d’une autre faculté ! 

Arnaud Van Praet, président de la FEL, a donc interpellé la Ministre de l’Enseignement supérieur : « Les étudiants concernés subissent les effets négatifs d’un système litigieux et constitutionnellement contesté« . Et d’indiquer à celle-ci qu’ « une dérogation semble, à tout le moins, opportune faisant ne pas payer aux étudiants un coût supplémentaire à celui déjà fort important qu’ils ont dû payer« .

Partagez cet article:

One Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *