Examen d’admission en ingénieur : maintenons le cap !

By 22/08/2010Communiqués

Alors que la question de la suppression de l’examen d’admission en ingénieur commence à refaire son apparition dans l’actualité, la Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) souhaite se positionner sur la question.

Premièrement, la FEL entend rappeler que le système actuel assure l’accessibilité aux études d’ingénieur puisque l’examen est calqué sur le programme de math 6 en secondaires et que de nombreux cours préparatoires sont proposés aux étudiants désireux de le passer. En outre, il garantit l’accès au baccalauréat à tous les étudiants qui réussissent cet examen.

A nos yeux, l’examen d’admission, qui est réussi par une large majorité des étudiants (plus de 70%), constitue plus un test de la volonté de l’étudiant à se lancer dans ces études qu’une sélection. Outre la formation, l’importance de cet examen réside surtout dans le fait que l’étudiant accepte de s’y préparer et de le passer. S’il y a une sélection, celle-ci se fait sur base de la volonté et non sur base de l’origine sociale comme certains le disent.

Naturellement, la question de la transition entre l’enseignement secondaire, très inégalitaire, et l’université constitue la clé de cette problématique. La FEL rappelle que les critères d’admission fixes permettent aux écoles secondaires de mieux préparer leurs étudiants à cette transition.

En outre, la FEL note que de nombreux cours préparatoires sont organisés sur les différents campus de Communauté française. En vue de favoriser davantage l’accessibilité, ces aides doivent être généralisées, étoffées et rendues le plus accessible possible. Et les coûts liés à l’inscription à l’examen d’admission doivent naturellement être supprimés.

En conclusion, la FEL veut éviter la suppression de l’examen d’admission en ingénieur car cette décision idéologique mettrait à mal la qualité de la formation dispensée. La formation en ingénieur est particulière puisqu’elle est généralement dispensée en petits groupes. Cette spécificité, fortement appréciée et valorisée par les étudiants et les professeurs, implique une certaine homogénéité au sein de la classe et donc des prérequis. Cet examen, parce qu’il assure une maîtrise de ceux-ci, permet une meilleure orientation des étudiants, tout en ne constituant pas un écrémage social, doit être maintenu !

Contact presse:

Mathieu Raedts

Tél: 0478/64.52.45

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  • UnEtudiant dit :

    Je suis étudiant ingénieur à l’UCL et je pense que l’examen d’entrée doit absolument être maintenu. Cet avis est partagé par la quasi-totalité des acteurs concernés à savoir les étudiants, les professeurs et les doyens (et même par les étudiants qui préparent cet examen, si j’en crois mon expérience).
    Comme toujours, la FEF veut imposer sa vision idéologique plutôt que d’adopter un point-de-vue pragmatique. Ici, la raison voudrait qu’on ne touche pas à un système qui, de l’avis général, fonctionne bien. Grâce à l’examen d’admission, les étudiants de première année sont plus motivés et ont acquis les bases nécessaires en mathématiques ce qui assure un niveau homogène et permet d’entreprendre des travaux de groupe par exemple.
    Sa suppression transformerait de facto la première année en une remise à niveau générale et induirait un programme très chargé, un peu comme c’est le cas en bio-ingénieur.
    N’y a-t-il pas suffisamment de problèmes à régler dans le système éducatif pour devoir en créer de nouveaux?

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