Carte blanche d’une jeune femme libérale !

By 08/03/2018News

Comme tous les six ans, nous serons amenées, cette année encore, à choisir celles et ceux qui dirigeront nos communes. Il est clair que la fameuse tirette – principe visant à imposer la parité hommes-femmes sur les listes électorales – jouera en la faveur de certaines femmes, tant en Wallonie qu’à Bruxelles. Mais au fond, ces quotas paritaires sont-ils vraiment souhaitables, et seront-ils encore d’actualité dans les prochaines années ?

En tant que Présidente de la Fédération des Étudiants Libéraux (première femme élue), on m’a déjà interpellé moult fois à ce sujet.

De quoi s’agit-il ? La présence de quotas dans les listes électorales a pour but d’imposer un nombre égal d’hommes et de femmes sur ces listes afin qu’un groupe (principalement les hommes) ne prenne l’ascendance sur l’autre dans les arènes politiques. Ce serait somme toute logique, puisque notre société est composée à moitié d’hommes et à moitié de femmes.

En réalité, je vous dirais : comment ne pas être d’accord avec le principe ?

Mais en tant que jeune femme libérale engagée, je ne peux croire que l’imposition de davantage de règles nous fasse progresser dans cette voie. Je crois en la liberté et j’aimerais surtout dire que ce n’est pas réellement les quotas qui solutionneront ce qui se passe dans le monde politique, mais bien les mentalités !

Si on continue à simplement appliquer les quotas, certaines femmes seront désignées parce qu’un quota sera imposé et non en raison de leurs qualités. La femme ne deviendra qu’un numéro à respecter. Je n’aspire pas à cette vision qui est de placer une femme car elle est une femme.

Il faut un travail en amont qui est de faire comprendre que la transformation des mentalités ainsi que le combat des discriminations et du sexisme se feront à travers les hommes aussi ! C’est l’affaire de tous, en somme.

Il faut tendre vers un idéal qui est celui d’avoir une représentation paritaire sans mesure obligatoire. Que cela puisse se faire naturellement et que l’on puisse miser sur le potentiel d’un homme ou d’une femme, qu’importe son sexe. C’est un principe de vision de l’humain que toutes les générations doivent accepter, car c’est naturel. Par exemple, à la FEL, notre Conseil d’administration est composé à moitié d’hommes et de femmes (voir photo ci-dessus). S’ils s’y trouvent, c’est avant tout pour leurs qualités. Si nous, des jeunes, atteignons cette parité à notre échelle, pourquoi le monde politique ne ferait-il pas de même ?

Il faut souligner que l’enjeu pour les partis politiques en 2018 sera donc avant tout d’augmenter l’intérêt des femmes pour la politique. La Belgique compte 11 358 952 habitants (5 592 089 hommes et 5 766 863 femmes) au 1er avril 2017. Concrètement, il y a autant d’hommes que de femmes en Belgique. Les femmes sont un atout pour la société civile et les partis politiques !

J’espère que cette année sera celle du rééquilibrage de la représentation des deux sexes ainsi que celle de la stimulation pour les femmes à s’engager. Croyez-moi que chaque femme qui s’engage en politique deviendra un exemple pour les autres. N’ayez pas peur de vous engager ! Vive la femme et vive la liberté !

Laura Hidalgo
Présidente de la Fédération des Étudiants Libéraux

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