Elle est forte celle-là !

By 20/02/2009Communiqués

La Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) interpellait, il y a peu, la Ministre Marie-Do Simonet sur la situation d’un faible nombre d’étudiants reçus-collés en Médecine et, cette année, privés de bourse d’étude en conséquence de la réorientation à laquelle ils avaient dû se résoudre. Un nouveau tracas et un nouveau coût financier pour des étudiants en situation modeste que la FEL souhaitait se voir résoudre par la bonne volonté de la Ministre de l’Enseignement supérieur.

Il n’en sera visiblement rien… Aucun geste ne semble devoir être attendu de la part du cabinet Simonet, à en lire la réponse apportée par la Ministre aux inquiétudes des Etudiants Libéraux. « La réorientation de l’étudiant, qui est l’expression de son souhait profond, est une réorientation volontaire. [Celui-ci] aurait pu continuer en sciences-biomédicales et garder le bénéfice de sa bourse d’étude. »

Madame Simonet, faisant mine d’être un peu compréhensive de la « situation particulièrement délicate » de ces étudiants, leur conseille rien de moins que… des nouveaux recours (!) devant le Service des allocations d’étude, puis, le cas échéant, devant le Conseil d’appel de celui-ci.

Les Etudiants Libéraux estiment pas moins que coupable l’attitude de la Ministre qui refuse toute réparation à ce qui n’est que la directe conséquence d’un décret Numerus Clausus qu’elle a initié, porté et défendu avant de devoir suspendre celui-ci, pressée par les juges.

Mais les Etudiants Libéraux tombent surtout dans l’effarement le plus total de voir la Ministre jeter, au final, la responsabilité sur les étudiants concernés, lesquels auraient visiblement volontairement choisi, d’une part, de se réorienter dans une autre filière alors que le numerus clausus leur faisait barrage (énormité n°1) et, d’autre part, qu’ils auraient tout aussi volontairement profité du moratoire suspendant le dit numerus en regagnant les bancs de Médecine (énormité n°2) ! Voir ainsi une Ministre de l’Enseignement réécrire si aisément l’histoire pose plus que des questions.

Fort heureusement pour les étudiants, l’Université de Liège a quelque peu plus d’humanisme que ne prétend en avoir Madame Simonet. Ainsi, les autorités de l’ULg semblent avoir fait le choix de soutenir ceux de ses étudiants concernés par cette situation de déni de responsabilité politique en octroyant, si besoin, sur fonds propre l’équivalent de la bourse d’étude. Un choix que félicitent les Etudiants Libéraux.

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