Marie-Do… Bonne en calcul ?

By 01/09/2009News

A quelques jours de la rentrée de nos chères têtes blondes, la Communauté française semble vouloir jouer les bons élèves et montrer qu’elle maîtrise déjà ses dossiers. Premier exemple: alors qu’il restait encore quelques 800 élèves de secondaire sans école il y a peu, la nouvelle Ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet, promettait de ramener ce chiffre à 243 (très précis comme chiffre!) pour le 1er septembre, même si tout cela n’est que théorique, avertissait la Ministre. Donc, pour résumer, on a une idée mais on verra bien le jour de la rentrée… Cela dit, encore 243 élèves sans école le 1er septembre, ça fait beaucoup. A vrai dire, il en faudrait 243 de moins… !

Deuxième exemple: d’aucuns s’inquiètent des conséquences que pourraient avoir le virus A/H1N1 dans les écoles. Sur ce dossier, Madame Simonet s’est voulue rassurante et elle a eu raison: d’abord miser sur l’aspect pédagogique grâce aux campagnes d’information et de sensibilisation, ensuite mettre au point un outil permettant de suivre l’évolution de la maladie sur le terrain. Chose promise, chose due, elle nous annonçait le 27 août dernier que la Communauté française avait créé un logiciel ayant pour but de connaître au jour le jour le taux d’absence dans les écoles afin de pouvoir prendre au plus vite les bonnes mesures si les choses se gâtent.

Tout cela démontre apparemment une bonne organisation, et il faut s’en réjouir. Mais on ne peut tout de même que s’étonner de la volonté affichée de connaître rigoureusement et sur tout le territoire de la Communauté française le nombre d’élèves absents alors qu’on ne sait toujours pas combien d’élèves seront sans école à la rentrée… Pas de logiciel pour ceux-là?

Ne le nions pas, le travail reste conséquent pour Marie-Dominique Simonet. Les dégâts occasionnés par le décret mixité sont encore bien présents et il s’agira pour la Ministre de pouvoir, dans le consensus et la concertation avec l’ensemble des acteurs de l’enseignement, trouver une solution qui permette à la fois de rendre aux parents leur indispensable liberté dans le choix de l’école de leur enfant et de poursuivre l’objectif non moins important de mixité sociale. Mais arrêtons de penser que celle-ci pourra se construire grâce à une dispostion légale qui vient l’imposer.

Les Etudiants Libéraux l’ont dit à maintes reprises: c’est surtout par l’amélioration du niveau des écoles dites à difficultés et un meilleur encadrement pour celles-ci que la mixité sociale se construira petit à petit et de manière durable. Avoir voulu l’imposer de but en blanc a été une grossière erreur, preuve en est.

Soyons fair-play et souhaitons tout de même bonne chance à Madame Simonet (elle en aura besoin)! Elle le sait, elle peut compter sur les Etudiants Libéraux pour surveiller de très près sa politique.

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