Etudes de médecine… Jacques Brotchi poursuit le débat.

By 20/06/2008News

C’est au Sénat qu’une délégation de la FEL répondait, hier, à l’invitation du Sénateur Jacques Brotchi (MR) afin de poursuivre le dialogue avec le monde étudiant sur l’avenir des études de médecine. La Fédération des Etudiants Francophones (FEF) était également présente.

Avec l’élargissement des quotas fédéraux par le gouvernement fédéral, appelé de longue date par les libéraux, de nombreuses questions restent posées quant à l’avenir des études de médecine en Belgique et en Communauté française.

Ainsi, le Sénateur Brotchi souhaite notamment la fin définitive de l’actuelle sélection à l’issue de la première année de médecine empêchant toujours des étudiants ayant réussi leurs épreuves de poursuivre leur cursus.Ces « reçus-collés », tant les Etudiants Libéraux que les mandataires du MR veulent les voir disparaître tellement leur paraît injuste et incohérente cette formule maintenue par la Ministre de l’Enseignement supérieur, la CDH Marie-Dominique Simonet.

Pas de solution miracle certes mais Jacques Brotchi a quelques idées en tête, comme l’instauration d’un examen d’entrée axé tant sur les connaissances académiques de base que sur les qualités humaines que requiert la profession de médecin. Les étudiants ayant passé ce cap ne se verraient plus arbitrairement bloqués au cours de leurs études.

Une autre sujet de discussion aura été celui de la revalorisation de la profession de médecin généraliste que boudent, aujourd’hui, de plus en plus d’étudiants au profit des médecines spécialisées. En Communauté française, le nombre de généralistes sortants est insuffisant par rapport aux besoins de la population, constat qui devrait être confirmé par le prochain cadastre des professions médicales…   

Join the discussion One Comment

  • WYNANTS HUGUES dit :

    Lettre ouverte : Désarroi d’une mère et révolte d’un père

    A Madame MARIE-DOMINIQUE SIMONET, Vice-présidente et Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche scientifique et des Relations Internationales de la Communauté française, MONSIEUR LE MINISTRE-PRESIDENT RUDY DEMOTTE, ex-Ministre fédéral de la santé et à MONSIEUR MARC TARADELLA, MINISTRE DE LA JEUNESSE

    C’est en tant que mère que je vous écris, pour vous faire part de la douloureuse expérience que nous vivons actuellement. En effet, notre fille ainée, Sophie, vient de réussir sa première année de Médecine EN PREMIERE SESSION !!, avec Distinction (!), MAIS elle ne peut poursuivre en 2° année de Médecine, bloquée par ce fameux numérus clausus !!!

    Après une année d’intense travail, de soirées et de week-end entièrement consacrés à ses études si difficiles, elle a donc réussi tous ses examens, sans un seul échec, et avec de belles cotes puisqu’elle obtient une moyenne de 14.29/20, soit la Distinction. A Namur, le quota du numerus clausus est de 96 places … et Sophie est 100ème !!! Bloquée pour 4 dixièmes !!! Tous ces efforts, ces privations, … pour rien ! Elle est traumatisée (ce sont ses propres mots!) par une telle injustice ! Que de pleurs et de chagrin ! Elle doit tout recommencer ! Pas une seule dispense, malgré 6 cotes (sur 11) supérieures à 15/20 ! Recommencer également tous les Travaux Pratiques réussis de même! Elle est anéantie !

    Pour nous ses parents, l’épreuve est évidemment bien difficile, … Difficile de voir sa fille souffrir, difficile d’accepter une décision tellement injuste au regard de tous les efforts fournis et du résultat obtenu ! Nous savons que vous vous mobilisez pour faire changer cette règle qui ne correspond pas aux besoins réels, notamment dans nos régions rurales.

    Nous pensons que c’est important de vous faire part de notre désarroi …

    En espérant que cette douloureuse expérience puisse faire avancer les choses … Nous comptons sur votre action !

    Marie-Agnès BURGRAFF, Le Bochet, 33 ; 6792 RACHECOURT

    C’est en tant que père que je vous écris, pour vous faire part de ma REVOLTE. Comment des politiciens de votre trempe, qui se disent RESPONSABLES, proches des gens, peuvent-ils laisser perdurer ces situations très absurdes :
    1° casser une Jeunesse qui en Veut, qui se donne de la peine, qui se sacrifie ?
    2° Se permettre de gaspiller en tant que parents près de 7.000€ par an et vous en tant que Gestionnaires de la Région Wallonne près du double, pour cette année d’Etude REUSSIE avec Distinction et devoir recommencer et devoir faire ainsi une GRANDE DISTINCTION pour passer en 2ème année !!! Mesdames, Messieurs les Ministres, avez-vous fait une DIS ou grande DIS pour passer du 1er coup ?? J’en DOUTE !!
    3° Devenir, avec l’aide complice de l’Ordre des Médecins, les FOSSOYEURS de notre jeunesse ? Comment voulez-vous que cette jeunesse brillante croit encore en vous ? Il est bien beau l’avenir de notre jeunesse !!!
    4° Organiser la venue chaque année de plus de 400 Médecins étrangers diplômés on ne sent comment et non obligés de faire une DIS ou grande DIS la 1ère année, pour venir combler le trou que vous maintenez d’une manière arbitraire et injuste.

    Oui, Mesdames, Messieurs les Politiciens, Ressaisissez-vous, Réagissez, il est grand TEMPS pour l’Avenir de nos JEUNES : ASSOUPLISSEZ ou mieux ABOLISSEZ AU PLUS VITE ce NUMERUS CLAUSUS qui n’a pas (plus) raison d’ÊTRE.
    OUI, Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Communauté française, il vous appartient, comme vous l’a fait savoir Monsieur Samuel SERVAES, Président des JFDF :
    1° « de prendre, sans délai, les mesures nécessaires afin d’éviter aux étudiants qui auront réussi leur première année de médecine d’accéder à la seconde année, sans devoir être recalés » ;
    2° « de mettre en place, au niveau de notre Communauté française, un observatoire des professions de la santé, afin d’analyser les inégalités territoriales, de spécialités, d’accès à la santé en Wallonie et à Bruxelles, et de réfléchir à des incitatifs susceptibles d’améliorer la situation des professionnels de la santé (infirmiers, médecins spécialistes…) et enfin d’examiner les besoins de personnel médical en fonction des objectifs santé fixés par la Communauté » ; et
    3° « de supprimer le numerus clausus qui en tout état de cause porte atteinte au principe de libre choix des études et des professions ».

    « Maintenir le numerus clausus, signifierait que vous disposeriez de données objectives permettant d’affirmer que nous sommes non pas en situation de pénurie, mais bien de pléthore. Or, en l’absence de cadastre réel, cette situation n’est pas objectivée et il est clair que si certaines zones urbaines disposent assurément d’un nombre considérable de médecins, il n’est pas permis d’affirmer que les besoins en matière de santé publique soient rencontrés dans toutes les régions du pays » et particulièrement dans la province de Luxembourg.

    Hugues WYNANTS, Le Bochet, 33 ; 6792 RACHECOURT

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X