Euthanasie : besoin urgent d’un débat !

By 27/03/2009Communiqués

La Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) et son homologue flamand – le Liberaal Vlaams StudentenVerbond – appelaient, il y a un an tout juste, à un élargissement du débat en matière de fin de vie et d’euthanasie. En cause déjà, la pénible question des enfants mineurs ou celle des personnes privées de capacités mentales ou physiques nécessaires à manifester leur volonté de fin de vie. 

La dernière enquête de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), publiant des chiffres réalistes pour divers hôpitaux du pays, semble pourtant étonner divers représentants politiques. Le Sénateur libéral Philippe Monfils, parmi les auteurs remarqués de la législation en vigueur depuis 2002, appelle aujourd’hui à une sévérité toute particulière quant aux choix posés par divers membres des corps hospitaliers belges de pratiquer l’euthanasie d’enfants mineurs. Des poursuites judiciaires s’imposent même, selon ce dernier.

Les Etudiants Libéraux s’inquiètent de l’émergence d’une volonté politique qui voudrait pénalement sanctionner des médecins ayant estimé parfois nécessaire et impérieux de dépasser la cadre actuel de la loi. Aussi, la FEL regrette la demande promptement formulée au Ministre de la Justice d’user de son pouvoir d’injonction auprès du parquet.

Il y a lieu, selon la FEL, de tout d’abord comprendre les circonstances humaines et médicales qui ont paru à d’aucuns justifier l’une ou l’autre forme d’euthanasie. Aussi, les Etudiants Libéraux estiment qu’un débat parlementaire doit urgemment se mettre en place, probablement sous la forme d’une commission devant permettre l’audition de différents acteurs tant du monde médical que de l’associatif concerné.

L’opportunité d’une telle commission semble particulièrement évidente car notamment demandée par un nombre important de parties favorables à une évolution éventuelle de la législation en cours. Ainsi, diverses questions aujourd’hui posées pourraient trouver réponse, telle l’attitude à adopter quand un consentement libre et volontaire ne sait être donné notamment chez les enfants en dessous de l’âge réputé de discernement. 

Enfin, les Etudiants Libéraux souhaitent appeler la classe politique à défendre avec énergie la dernière liberté qui doit être reconnue à l’Homme, le dernier droit inaliénable… celui de mourir dignement. En mettant un terme à l’actuelle exclusion du droit à l’euthanasie d’enfants ou de personnes privées de la capacité nécessaire à la requérir, la Belgique réaliserait une réforme profondément libérale et humaniste.

Communiqué de la FEL et du LVSV (26 mars 2008).

Join the discussion 2 Comments

  • Marjorie Boucquiaux dit :

    Je pense que si les médecins sont sortis du cadre légal, c’est qu’ils l’ont estimé nécessaire. De plus, pour les mineurs qui se sont vus infliger ce produit, il devaient certainement y avoir un consentement parental. Dans le cas contraire, des procès auraient déjà été ouvert contre ces médecins, et la presse en aurait parlé avant la publication de cette étude.

    Je suis d’accord avec le fait qu’il faudrait élargir le champ d’application aux mineurs, moyennant autorisation parentale et diagnostic médical. Je ne vois pas pourquoi une personne majeure aurait le droit de mourir dignement, de mettre fin à ses souffrances, et qu’un mineur d’âge ne pourrait pas. La souffrance est la même pour tout être humain.

    Lorsque je dis que les médecins ont certainement estimé qu’il était nécessaire de pratiquer l’euthanasie sur des mineurs, je pense à cette nonagénaire, Amélie, qui a entamé une grève de la fin pour pouvoir être euthanasiée. Elle dit souffrir de vivre, mais les médecins ne veulent pas pratiquer l’euthanasie sur cette femme. Or, ils le font sur des mineurs. Je pense donc que les médecins, s’ils prennent le risque de transgresser la loi, pratiquent l’euthanasie sur des mineurs car ils estiment que c’est nécessaire.

  • Charly dit :

    L’eutanasie reste un meurtre, ou une aide au suicide et est intolérable!
    Le patient n’a aucun droit sur sa vie ! Sinon demain j’en ai marre de ma vie je vais dans un centre je me fais « tuer » et les choses serait réglée. Si tel est l’optique de notre société actuel, je serais plus que heureux de pouvoir ouvrir l’un de ces centres en toute légalité à des fins purement lucratif !

    Nous avons reçu le plus beau don, qui est la vie, que cela soit de nos parents ou de dieu pour certains, nous l’avons reçu , nous n’avons donc pas le droit de décidé d’y mettre un terme !
    L’accompagnement médicale (soins palliatifs) est la seule chose que ces médecins avait et ont le « droit » de faire.

    Tout médecins qui soit a accepté et signé la charte de Socrate qui dit noir sur blanc, qu’il ont pour devoir d’aider et de soigner le patient au mieux de leur capacité et que si ce dernier ne peut réchapper à la mort, alors il faut l’accompagner médicalement jusqu’à ce que ces peine soit soulagée, de la les soins palliatifs !

    Alors ces gens ont non seulement jouer à être dieu en se permettant de « prendre » la vie (en donnant la mort) et bafoué les règles qu’ils ont accepter de Socrate, dès lors il est plus que normal qu’ils assument leur actes en étant punissable par la loi.

    Pour moi ils ont tuer un point c’est tout ! cet injection létal ne devrait même pas existé. Qui est on que pour décidé de la vie et la mort !!!

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