Journée mondiale des enseignants : Et le Pacte d’excellence dans tout ça ?

By 05/10/2017News

« Sans les enseignantes et enseignants, l’éducation ne remplirait pas le rôle qui lui est assigné, car enseigner ne signifie pas uniquement apprendre à l’élève une série de faits et nombres. C’est inspirer, libérer le potentiel de l’enfant, lui offrir de nouvelles perspectives. Enseigner, c’est aider les enfants à concrétiser leurs rêves d’un monde meilleur. »

On ne se lassera jamais de cette citation de l’Unesco qui montre à quel point les enseignantes et les enseignants sont d’une importance capitale pour notre jeunesse.

La Fédération des Etudiants Libéraux se penche sur des problématiques qui touchent les étudiants mais aussi les enseignants.  En avril, nous avions rédigé la campagne « la FEL fait son Pacte » afin de remédier aux nombreux soucis de notre enseignement.

Nous sommes favorables à l’allongement de la formation des enseignants de 3 à 4 ans mais nous souhaitons la mise en place d’un statut temporaire pour l’enseignant en toute fin de cursus académique, comme cela peut déjà se faire dans d’autres professions. Cette période s’étendrait sur un an alternant systématiquement six semaines de stages et une semaine de cours pour pallier aux éventuelles difficultés rencontrées sur le terrain. Le but n’est pas d’évaluer mais bien de perfectionner leur formation avec un suivi différent. L’objectif est double, permettre au nouveau professeur d’avoir une bonne expérience de terrain et dans un second temps cela permettrait à l’enseignant-formateur d’aider plus facilement des élèves en difficultés. Cela contribuerait à plus d’interactivité entre l’enseignant, les élèves et le stagiaire.

Pour le reste du cursus, nous pensons que durant sa formation dans le supérieur tout enseignant doit se familiariser avec davantage d’outils pédagogiques, tels que des tables de conversation, remédiations, permettre à l’élève de donner lui-même cours durant de courtes sessions afin de s’assurer qu’il ait bien compris la matière et est amène de la restituer. Il existe plusieurs méthodes d’apprentissage qui s’avèreront plus efficaces pour certains élèves que pour d’autres, il pourrait être utile de former l’enseignant à pouvoir discerner chez l’élève qui présente des difficultés, et donc proposer une méthode de travail différente.
Renforcer leurs savoirs de base en français (orthographe, grammaire, conjugaison), en mathématiques et en informatique devrait également être inscrits dans les objectifs prioritaires du cursus initial.

De plus, les enseignants et futurs enseignants doivent être formés à la gestion d’une classe. L’autorité du professeur fait parfois défaut, ce paramètre est pourtant fondamental. Pour ce faire, nous sommes d’avis que les formations initiales et continuées doivent intégrer dans leurs programmes des cours de gestion de groupe, de management social ou encore des séminaires sur la manière de réagir face à des problèmes pouvant apparaitre entre les élèves ou entre les élèves et leur professeur, tels que le harcèlement, le cyber-harcèlement, les élèves irrespectueux ou grossiers.

Nous pensons ensuite qu’il est nécessaire que tous les enseignants nouveaux et anciens soient formés à l’utilisation des outils informatiques, des réseaux sociaux. En effet, ils deviennent tous les jours un peu plus la norme. Nous préconisons que l’enseignement par l’informatique et de l’informatique apparaisse dans le cursus formatif dès le plus jeune âge, ce n’est qu’à ce prix que nous réussirons la transition numérique. Nous envisageons, dès la 3ème maternelle des cours d’initiation, qui pourraient se poursuivre en grandissant par des modules de cours incorporant des concepts liés aux problématiques actuelles telles que, par exemples, la critique de ce qui circule sur internet, la gestion des réseaux sociaux ou le droit à l’image. Pour arriver, par la suite, à former activement tout un chacun, activement et intensément à l’utilisation d’internet à des fins professionnelles. Nous pensons, par ailleurs, que plutôt que de diaboliser la possession et l’usage de smartphones en classe, l’école aurait tout intérêt à incorporer cet outil au sein même des cours. Rappelons que plus de 95% des 12-18 en possèdent un.

Pour finir, nous sommes favorables à la mise en place d’évaluations pour les enseignants. Le modèle proposé par le 3ème avis du Groupe central allait dans le bon sens avant qu’il ne soit amendé par les syndicats, PO et associations des parents. Les professeurs doivent pouvoir être évalués. D’abord de manière formative comme cela est déjà le cas, par les directions. Ensuite de manière sommative par le service de l’inspection, si des manquements répétés sont observés. Selon nous, dans le cas où le professeur ne répond pas aux attentes formulées dans ces évaluations, des mesures doivent pouvoir être prises. Afin de rendre ces mesures davantage effectives, nous sommes d’avis que les nouveaux professeurs ne puissent plus être nommés, mais bien d’obtenir un contrat à durée indéterminée, comme cela se fait de plus en plus dans le reste de la fonction publique. Ce nouveau type de contrat offrirait les mêmes avantages que pour les enseignants nommés en termes de changement d’affectation par exemple, tout en offrant davantage de marge de manœuvre à l’employeur.

Retrouvez l’intégralité de nos propositions pour l’amélioration de notre enseignement dans notre campagne « La FELfait son pacte ».  http://www.etudiantsliberaux.be/FEL/?p=42112

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