La FEF contre la solidarité ?

By 23/03/2010Communiqués

Ce mercredi, le noyau dur de la FEF (Fédération des Etudiants Francophones) descendra une nouvelle fois dans les rues, pour sa campagne « Sauvez Wendy ». Mais que veut exactement la FEF ?

Dérivée de l’opération « RESPACT » qui demandait la gratuité la plus totale des études (minerval, cours, logement, nourriture, transport,…), « Wendy » demande désormais la réduction du coût des études.

Mais est-ce-que ces actions sont véritablement soutenues par les étudiants ? Obligée de changer son fusil d’épaule après le mauvais accueil réservé au « tout gratuit », la FEF prétend désormais militer pour la réduction du coût des études. Mais il semble clair que la FEF possède un agenda caché, en témoigne la dernière note publiée sur son site Internet, affirmant que la gratuité doit « s’appliquer à tous les coûts directs (frais d’inscription, supports de cours,..) et les coûts indirects (logement, nourriture, transport)» .

Alors la question est posée : pour qui et pour quoi manifestent les membres de la FEF ?

La Fédération des Etudiants Libéraux pense non seulement que la politique du « tout gratuit » n’est pas réalisable, mais surtout qu’elle est antisociale. En effet, si l’octroi d’argent aux personnes qui en ont besoin doit être défendu, le don d’argent public aux étudiants qui n’en n’ont pas besoin est profondément antisocial et injuste en ce qu’il prive d’autres personnes du bénéfice d’aide dans d’autres domaines (santé, emploi, justice, environnement). La politique de la FEF tue la solidarité entre les citoyens !

La gratuité n’est donc ni réaliste ni souhaitable pour les citoyens. Les Etudiants Libéraux préfèrent consacrer les sommes disponibles pour procéder à un élargissement des bourses pour les personnes qui en ont réellement besoin.

Par exemple, l’augmentation des allocations d’études doit être une priorité. Le gouvernement doit également se pencher sur la baisse des plafonds et surtout, il faut que ces bourses soient versées à la rentrée. Il est aberrant que la bourse n’arrive qu’au mois de mars, lorsque toutes les dépenses ont été effectuées ! Nous devons tendre vers cet idéal d’accessibilité de l’enseignement, quel que soit les origines socio-économiques des étudiants, tout en gardant en ligne de mire la qualité de notre enseignement supérieur. Les Etudiants Libéraux pensent qu’il est possible de concilier qualité et accessibilité.

Nous défendons également un meilleur accès au logement, grâce notamment à des partenariats public-privé, permettant au privé d’amener les fonds dont l’Etat manque et au public d’imposer des conditions de qualité.

Qui plus est, nous sommes favorables à un accès gratuit à la culture pour les étudiants.

Ces solutions permettent d’éviter les effets pervers de la politique du « tout gratuit ». En outre, les Etudiants Libéraux tiennent à rappeler que l’université ne doit pas être la seule perspective pour les jeunes et que les orientations non-universitaires méritent d’être défendues avec plus d’ardeur.

Contact presse :

Arnaud Desmadryl (Président national)

0475 31 60 14 – arnaud.desmadryl@etudiantsliberaux.be


1Pour un enseignement supérieur public, de qualité et gratuit, note soumise à l’approbation du Conseil Fédéral du 26 octobre 2009 : http://www.fef.be/wp-content/uploads/2009/09/CF_NOTE_enseignement-PQG.pdf

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