La FEL pour un examen d’entrée en médecine…et contre le contingentement fédéral !

By 01/02/2010Communiqués

Et voilà que le numerus clausus fait son grand retour dans le débat sur les études de médecine. En effet, le Ministre Marcourt semble (enfin !) sortir du bois et proposer des mesures en matière d’enseignement supérieur… !

Monsieur Marcourt a donc annoncé qu’il voulait en finir avec le moratoire sur le numerus clausus et qu’il attendait les conclusions d’un sous-groupe de la Table ronde sur l’enseignement supérieur qu’il a lancée en décembre dernier afin de proposer une alternative, équilibrée et raisonnable, au tant décrié numerus clausus : il s’agirait d’organiser un test d’aptitude en 1ère année de médecine avec d’éventuelles possibilités de remédiation.

Invitée à cette table ronde, La Fédération des Etudiants Francophones (FEF) a très mal accueilli la nouvelle et a sur le champ quitté la table des discussions, estimant que le Ministre trahissait la déclaration de politique communautaire prévoyant l’abolition de toute sélection en médecine.

La Fédération des Etudiants Libéraux ne peut que regretter la tournure des évènements. D’un côté, un Ministre de l’Enseignement supérieur passif annonçant qu’il va bientôt proposer une solution apparaissant déjà comme une demi-mesure recherchant le compromis entre tous les acteurs (ce qui est déjà mal parti !) et de l’autre, le FEF réagissant de façon épidermique et prématurée et qui, refusant la discussion, préfère quitter la Table ronde.

La Fédération des Etudiants Libéraux considère, quant à elle, qu’il s’agit d’abord de supprimer le système de contingentement fédéral de l’offre médicale. Il faut pouvoir garantir à tous les diplômés en médecine l’accès à la profession et donc l’obtention d’un numéro INAMI, d’autant plus au regard de la pénurie de médecins en Belgique.

Cette revendication ne peut être valablement posée qu’à la condition d’instaurer, en Communauté française,  un examen d’entrée qui permettra une régulation souple et évolutive du niveau de diplômés afin de correspondre aux besoins et attentes dans le secteur. Pour les Etudiants Libéraux, il est en effet plus pertinent de mettre en place une sélection dès le début des études, sélection objective et basée sur le mérite de chaque étudiant.

Consciente qu’il ne faut en aucun cas arriver à des situations pénalisant les étudiants d’origine modeste, la Fédération des Etudiants Libéraux se prononce par ailleurs en faveur de l’organisation, pendant les vacances d’été, de cours gratuits permettant de préparer efficacement l’examen d’entrée.

Les Etudiants Libéraux espèrent que leur voix sera entendue et qu’une solution au bénéfice des étudiants et de leur avenir professionnel pourra être rapidement dégagée.

Contact presse :

Jean-Yves Segers (Secrétaire général)

0486 211 422 – jean-yves.segers@etudiantsliberaux.be

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