La FEL soutient et participe à la manifestation pour le droit à l’avortement

By 28/09/2017News

« Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femme – je m’excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d’hommes: aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes.
C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame ».

Ses mots ont été tenus par Simone Veil, figure féministe libérale emblématique il y a plus de 40 ans lors son discours devant l’Assemblée nationale de France afin de légaliser l’avortement.

40 ans plus tard, les femmes sont dans les rues à Bruxelles afin de demander une reconnaissance du droit à l’avortement pour toutes les femmes européennes.

Des pays sont tentés par un retour en arrière et négligent les droits acquis des femmes.

Comme exemple en Espagne, l’avortement a été interdit en 2015, aux mineures sans consentement parental (à souligner que c’est une version assouplie d’une réforme vivement contestée).

A Malte, l’IVG est totalement interdite.

En Italie, même si l’avortement est légal, de nombreux médecins se déclarent objecteurs de conscience et certains refusent de leur plein gré, la pratique.

En Pologne, un projet de loi visait l’interdiction quasi-totale de l’IVG mais les députés polonais ont largement rejeté le texte suite aux nombreuses manifestations.

Vous voyez les positions sont très différentes en Europe.

Et la Belgique dans tout ça ?

Notre pays dispose encore dans l’article 350 du Code pénal : « celui qui, par aliments, breuvages, médicaments ou par tout autre moyen aura fait avorter une femme qui y a consenti, sera condamné à un emprisonnement de trois mois à un an et à une amende de cent francs à cinq cents francs ».

Alors oui l’intervention volontaire de grossesse a été partiellement dépénalisée mais est-ce que cela justifie qu’il faut le laisser là ? Arrêtons l’hypocrisie et agissons enfin au Parlement !

C’est le droit de toute femme que de pouvoir disposer de son corps et d’en avoir le contrôle total. La femme est libre de juger si elle veut ou non mener sa grossesse à terme.

Le choix de l’IVG doit être un choix non-imposé et éclairé. N’oublions pas qu’il existe des mesures afin de laisser suffisamment de temps à la femme pour poser des questions et trouver des solutions afin de la suivre dans la décision qu’elle prendra.

Quand on légalise l’IVG, on n’oblige aucune femme à le faire. C’est en âme et conscience que chaque femme doit réfléchir sur cette décision difficile. Une IVG est un acte médical sérieux et lourd de conséquences tant physique que psychique.

Il faut que l’on reste ouvert et tolérant sur la question. Informons davantage les adolescents ainsi que les adultes sur les relations non-protégées et sur la contraception.

Que des voix progressistes libérales continuent à s’affirmer face à cette vague de conservatisme. Oui, les femmes ont une liberté de choix !

 

Laura Hidalgo,

Présidente de la FEL

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