La pénurie de médecins exige une réforme fédérale et communautaire

By 06/11/2008Communiqués

La Fédération des Etudiants Libéraux prend part, ce jeudi, à la manifestation nationale appelant à la suppression du système du contingentement fédéral de l’offre médicale. La FEL apporte clairement sa voix et son soutien à cette revendication.

Au cri de « un numéro INAMI pour tous », ce sont aujourd’hui plusieurs centaines d’étudiants de médecine issus des différentes universités du pays qui plaident, devant le cabinet de la Ministre fédérale Laurette Onkelinx, pour obtenir la garantie de pouvoir obtenir ainsi un numéro INAMI et ainsi exercer à l’issue de leurs études. « Un impératif non négociable » pour Lionel Brescia, ancien reçu-collé (ULg) et délégué FEL pour l’enseignement supérieur.

Il semble à tous évident que la carence médicale présente tant au Nord qu’au Sud du pays ne peut, aujourd’hui,  qu’être résorbée par une réforme du système des numéros INAMI et l’absence de blocage d’étudiants sortant des facultés de médecine. Le cadastre médical fédéral tant attendu devrait venir confirmer quelques chiffres inquiétants, notamment quant au taux de médecins généralistes professant réellement à temps plein (55%) et ainsi l’accès aux soins de santé pour les Belges, ou quant aux dangers existants aujourd’hui dans le secteurs des services d’urgence où les urgentistes manquent cruellement.

Il ne doit plus être question, pour la FEL, de limiter par des quotas les étudiants diplômés. Bien au contraire, il faut attendre des gouvernements fédéraux et communautaires qu’une promotion soit désormais faite en vue d’alimenter les secteurs médicaux où les constats de carence seront les plus criants.  

Arnaud Van Praet, Président des Etudiants Libéraux, estime de plus l’inquiétude des étudiants belle et bien fondée alors que plus aucun mécanisme de régulation n’est aujourd’hui prévu en Communauté française. L’absence de tout quota fédéral en fin de cursus ne peut être raisonnablement revendiqué que si l’accès aux études de médecine est, quant à lui, régulé. La FEL plaide ainsi depuis plusieurs mois pour l’instauration d’un examen d’entrée que la majorité en Communauté française refuse toujours obstinément.

Cet examen d’entrée en Communauté française permettra la régulation souple du nombre de diplômés de manière à correspondre aux besoins médicaux réels tels qu’ils devront être couramment redéfinis par le pouvoir politique. Il permettra enfin de favoriser la dispense d’un enseignement de qualité.

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