L’avortement, un droit !

By 18/04/2018News

Suite à un sondage mené par le Centre d’action laïque après sa campagne #IVGhorsduCodepénal, celui-ci vient de publier, hier matin, les résultats de l’enquête mené par Kantar TNS, en collaboration avec l’Université Libre de Bruxelles et l’UHasselt, sur un échantillon représentatif de 1000 personnes.

Selon cette étude, 70 % des Belges sondés ne savent pas que l’IVG (l’interruption volontaire de grossesse) est toujours inscrit dans le Code pénal et 80 % des 18-24 ans ignorent qu’il peut s’agir d’un délit pénal mais aussi trois Belges sur quatre s’affirment en faveur d’une dépénalisation totale de l’avortement.

Alors, qu’est ce qu’on attend ? Du courage de nos parlementaires !

La Belgique a souvent été un exemple sur les débats progressistes comme l’euthanasie pour les mineurs (Loi du 28 mai 2002 relative à l’euthanasie) ou encore l’adoption par les couples homosexuels (Loi du 18 mai 2006 modifiant certaines dispositions du Code civil en vie de permettre l’adoption par des personnes de même sexe), mais pourquoi sur la dépénalisation de l’IVG, y a t-il un blocage?

Car il existe un certain conservatisme sur cette question au sein du Parlement fédéral. Un conservatisme rétrograde qui, selon nous, ne devrait plus avoir sa place au XXIème siècle.

En 2018, il est anormal qu’ existe encore la loi de 1990 dépénalisant partiellement l’IVG et que nous devons encore nous battre pour qu’enfin l’article 350 du Code pénal qui dispose « celui qui, par aliments, breuvages, médicaments ou par tout autre moyen aura fait avorter une femme qui y a consenti, sera condamné à un emprisonnement de trois mois à un an et à une amende de cent francs à cinq cents francs » puisse être abrogé.

L’IVG est un acte loin d’être banal et lié à la santé des femmes. En ce sens, nous défendons le droit à l’autodétermination des femmes, lesquelles doivent avoir la liberté de décider et d’agir en âme et conscience (une légalisation de l’IVG n’obligera aucune femme à le faire). N’oublions pas, c’est de leur corps qu’il s’agit – ni plus ni moins.

La Fédération des Étudiants Libéraux réitère son soutien à toute avancée afin que ce débat puisse avoir lieu au sein du Parlement fédéral dans les mois à venir, et espérons que des voix progressistes libérales continueront à s’affirmer.

Laura Hidalgo
Présidente de la Fédération des Étudiants Libéraux

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