L’intervention chez Dexia et Fortis est-elle libérale ?

By 05/10/2008News

La crise bancaire de ces derniers jours, l’intervention de l’Etat belge dans le capital de certaines banques ou les derniers racolages d’un corniaud au noeud-pap’ rouge suscitent bien des débats au sein des Etudiants Libéraux. Parmi ceux-ci, celui de savoir si un gouvernement libéral avait ou non pour mission de sauver les meubles de quelques institutions bancaires.

Pour Richard Miller, Député libéral wallon, nul doute que le Gouvernement fédéral et son Ministre des Finances, Didier Reynders, ont bien fait les choses. Il développe sur son blog une réflexion faisant montre du caractère libéral des interventions de ces derniers jours. Et, pour nous, de la reprendre volontiers.

« Plusieurs observateurs de la vie politique belge laissent entendre que l’intervention du Gouvernement pour préserver Fortis et Dexia serait contraire à la doctrine libérale : leur objectif est de montrer que si Didier Reynders a pu restaurer la confiance dans ces organismes bancaires, c’est en dérogeant aux principes du libéralisme selon lesquels l’Etat ne devrait pas intervenir. Prétendre cela, c’est ne rien connaître au libéralisme lui-même […].

Nous sommes porteurs, et Didier Reynders vient d’en faire la démonstration, d’un projet libéral, économique et social. Nous sommes favorables à l’économie de marché : sans la création de ressources économiques, il n’y a pas de politiques de solidarité sociale possibles. Le capitalisme est source de travail et de développement pour les populations. Mais il porte en lui le risque de dérives inspirées par les seules préoccupations du profit. Contre ce risque réel nous rappelons que le capitalisme doit être au service de l’activité économique : c’est la raison pour laquelle il faut un Mouvement libéral qui soit à la fois un soutien pour l’économie de marché, pour l’activité économique, pour le travail, mais qui soit aussi une autorité politique capable de maintenir le capitalisme sur la bonne voie.

Le libéralisme c’est la rencontre entre la démocratie et le capitalisme. C’est pourquoi, à ceux qui n’ont jamais voulu reconnaître la force des idées développées en Belgique par des libéraux comme Jean Gol, Louis Michel, Daniel Ducarme et Didier Reynders (et je suis fier d’avoir été associé à leur réflexion), je rappelle que pour nous le principe fondateur n’a jamais été « Pas d’Etat », mais toujours « Mieux d’Etat ». En clair cela signifie que si l’Etat ne doit pas intervenir dans tout, à tout moment et pour tout le temps, par contre, quand il doit intervenir, il doit le pouvoir le faire avec les moyens nécessaires, avec détermination et avec intelligence.

Prenons l’exemple du réchauffement climatique.  Il faut que l’Etat puisse intervenir pour développer des politiques visant à enrayer le processus. S’il ne le fait pas, il n’assure ni la sécurité ni le bien-être des citoyens. C’est le même raisonnement qui doit être tenu pour les institutions bancaires systémiques que sont Dexia et Fortis. Si le Ministre des Finances n’était pas intervenu avec force, ce sont des pans entiers de l’économie belge qui auraient été en danger. […] »

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