Numéros Inami : à quand le sens des responsabilités ?

By 21/09/2020Communiqués

D’après une information relayée par La Libre, seuls 670 numéros Inami pourront être délivrés aux 1286 étudiants qui, cette année, entament leurs études de médecine. La crise vécue ces derniers mois a mis en lumière la nécessité de ne pas détricoter notre système de soins de santé mais bien de le renforcer. Le développement d’une politique de santé durable et de qualité, au service du patient, est la seule direction qui devrait être retenue dans ce dossier. Le Président de la Fédération des Étudiants Libéraux (FEL), Adrien Pironet, dénonce « une situation incohérente et irrationnelle qui voit les étudiants sacrifiés sur l’autel des quotas Inami ».

Comme cela a déjà pu être évoqué par le passé, les Étudiants Libéraux rappelle qu’ils plaident pour une suppression pure et simple du contingentement Inami où à tout le moins pour une révision en profondeur du système actuel en tenant compte des besoins exprimés sur le terrain. Pour rappel, la mise en place du contingentement reposait sur le postulat selon lequel la hausse du nombre de médecins augmenterait le nombre d’actes médicaux posés aboutissant à une explosion des coûts de la sécurité sociale. Un postulat finalement erroné puisqu’il n’a jamais pu être démontré. Aujourd’hui, le sens du contingentement apparait inadéquat et inconséquent au regard des besoins en terme de santé publique et des chiffres régulièrement cités. L’existence d’une pénurie de généralistes et de certaines spécialités devrait, à elle seule, justifier que nos dirigeants politiques prennent ce problème à bras le corps. Pour l’heure, cette situation force les services hospitaliers à engager, en masse, des médecins de l’étranger (non soumis aux quotas), alors que dans le même temps, notre pays est dans l’incapacité de garantir l’octroi d’un numéro Inami à chacun de nos étudiants, un comble d’absurdité. Qu’une sélection s’opère avant l’entame des études, la FEL pouvait tout à fait l’entendre et l’avait même défendue -, en revanche, l’obstination qui consiste à priver un individu, après des années de dur labeur, sacrifices et d’investissements, de l’accès à la profession, va à l’encontre des valeurs libérales de la FEL et ne constitue ni plus ni moins qu’un obstacle intolérable à la liberté de chacun d’entreprendre et de travailler.

Et Adrien Pironet de conclure : « nous refusons que soient sacrifiés, sur l’autel de l’incompétence et l’inaction, des étudiants, passionnés et motivés, qui ne demandent qu’à pouvoir exercer un choix de vie honorable et respectable, au service de la société ». Plus que jamais, nous appelons nos dirigeants politiques au sens des responsabilités. Attendre plus longtemps reviendrait à prendre en otage des étudiants déjà plongés dans l’incertitude et l’angoisse.

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