Numerus clausus : la Ministre aurait pu bien avant !

By 06/10/2008Communiqués, News

La Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) accueille de manière mitigée l’annonce, par la Ministre de l’Enseignement Supérieur, d’un moratoire sur le ‘numerus clausus’ alors que bon nombre de questions restent encore en suspend.

D’emblée, il y a lieu de constater que Madame Simonet ne fait que poser la conséquence logique des diverses décisions judiciaires rendues ces dernières semaines. Si elle accepte enfin de mettre un terme au système du ‘numerus clausus’, par le biais d’un moratoire, il est triste d’observer que cette mesure aurait pu être prise il y a bien des mois alors que la Ministre invoquait invariablement la responsabilité du pouvoir fédéral. Force est de constater que c’est, aujourd’hui, sans aucune augmentation fédérale des numéros INAMI que la Ministre invite les universités à inscrire l’ensemble des ‘reçus-collés’ 2008.

Pour la Fédération des Etudiants Libéraux qui, avec dix étudiants ‘reçus-collés’ des années 2006 et 2007, intentait en septembre dernier une action devant le Conseil d’Etat afin de permettre à ceux-ci de bénéficier des mêmes chances que leurs collègues de 2008 de poursuivre leurs études de médecines, c’est une nouvelle fois la désillusion totale et la colère.

Pour Arnaud Van Praet, Président de la FEL, la Ministre ne peut humainement continuer à exclure ainsi des étudiants se trouvant dans l’exacte même situation que leurs camarades aujourd’hui soulagés. Il est, à nouveau, heurtant de constater comment Madame Simonet entend se débarrasser de ces étudiants qui n’ont pour seul tort que d’avoir été bloqués plus tôt par son décret.  

Face au risque du retrait des actes précédemment attaqués et, partant, de l’intérêt à agir des étudiants des promotions antérieures, Arnaud Van Praet estime que c’est à bon droit que de nouvelles actions judiciaires devront être intentées afin de garantir le respect de l’essentiel principe d’égalité.

Enfin, la Fédération des Etudiants Libéraux s’inquiète vivement de la nature des inscriptions annoncées aujourd’hui pas la Ministre. Provisoires ? Dans l’attente d’une décision de la Cour constitutionnelle ? Nonobstant toute décision quant à la légalité du ‘Décret Simonet’, il semble évident que les étudiants doivent clairement pouvoir être inscrits à titre définitif par les Universités et ne pas être maintenus dans une situation incertaine et précaire.

C’est l’abrogation définitive du système du numerus clausus que Marie-Dominique Simonet aurait dû proposée au gouvernement. Il n’en est encore rien, la Ministre préférant encore jouer un peu avec le sort des étudiants de médecine de première année. Triste mais habituel constat.

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  • Romain ROUIR dit :

    La Ministre Simonet renvoie la patate chaude à son successeur (UNECOF)

    L’Union des Étudiants de la Communauté française est bien entendu satisfaite du moratoire décrété par la Ministre Simonet, mais nous nous posons des questions quant à ses motivations profondes. En effet, c’est uniquement suite à des décisions de justice que la Ministre décide de prendre cette initiative. Un moratoire n’est pas la solution au problème du Numerus Clausus en médecine déclare Pascale Genbrugge, présidente de l’Unécof. Nous continuons de demander une suppression pure et simple de celui-ci vu la pénurie annoncée par la plupart des acteurs du monde de la santé, le Centre fédéral d’expertise des soins de santé en tête poursuit-elle.

    Nos inquiétudes pour les étudiants qui vont être admis à poursuivre leurs études et se trouver, en fin de cursus, dans la même situation que certains de leurs prédécesseurs, sans savoir si oui ou non ils pourront obtenir un numéro INAMI sont grandes. Il est totalement inacceptable de ne pas assurer, aux étudiants qui sortiront de leurs études de médecine, l’octroi d’un numéro INAMI pour leur permettre de pratiquer.

    L’Unécof demande à la Ministre Simonet d’organiser une table ronde avec son homologue néerlandophone, Franck Vandenbroucke et la Ministre fédérale de la santé, Laurette Onkelinx pour trouver une solution définitive au problème du Numerus Clausus en médecine.

    Introduire aujourd’hui un moratoire de deux ans revient à envoyer la patate chaude à son successeur au soir des élections du 7 juin 2009, ce qui nous ne pouvons admettre. Une solution doit être trouvée et ce avant la fin de la législature conclut notre Présidente.

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