Numerus clausus : la Ministre déçoit encore, la FEF inquiète…

By 12/09/2008Communiqués, News

La Fédération des Etudiants Libéraux (FEL), présente lors de la manifestation des ‘reçus-collés’ sur les pavés du cabinet de la Ministre de l’Enseignement Supérieur, se réjouit de la solidarité qui unit aujourd’hui les étudiants de médecine. Auprès des victimes du ‘numerus clausus’, nombreux étaient les étudiants aujourd’hui repêchés qui entendent maintenir le combat contre le ‘Décret Simonet’. Mais ce sont d’autres constats cinglants qui font encore une fois réagir les Etudiants Libéraux.

Recevant une importante délégation des étudiants concernés, le cabinet Simonet s’est ainsi montré incapable d’apporter une solution urgente aux 32 ‘reçus-collés’ 2008 toujours sur le carreau. Il faut pourtant que la Ministre cesse ce jeu constant d’abandonner ses responsabilités ministérielles et de renvoyer la balle dans la cour de son homologue fédérale de la Santé. Nous l’avons dit, si elle s’estime impuissante face à cette situation s’offre toujours à elle la possibilité de jeter l’éponge. 

Il faut, par ailleurs, également regretter que le cabinet de la Ministre n’ait pas permis ne fusse qu’à un des ‘reçus-collés’ des années antérieures de participer à la rencontre de ce jour. Pour rappel, la FEL et dix de ceux-ci viennent de déposer une action au Conseil d’Etat afin de pouvoir bénéficier des mêmes chances de poursuite les études de médecine que leurs amis bloqués cette année. Le cabinet, pourtant contacté par téléphone pour obtenir le droit de s’exprimer, n’a pas souhaité compléter la délégation étudiante.

Enfin, la Fédération des Etudiants Libéraux s’inquiète vivement des dernières prises de position de la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) et de son président quant à la suppression du ‘numerus clausus’ et l’instauration d’un examen d’entrée aux études de médecine. Si la FEL agit, elle aussi, pour l’abrogation rapide et totale du ‘Décret Simonet’, elle ne peut soutenir l’idée démago de revendiquer des études de médecine sans aucun système de régulation.

Arnaud Van Praet, président de la FEL, estime que ce faisant la FEF agit dans l’intérêt contraire des étudiants et des actuels ‘reçus-collés’, ceux-ci mêmes souvent favorables à l’instauration d’un examen d’entrée. Il semble, en effet, évident que cette revendication certes libérale risque de paralyser tant la suppression du ‘numerus clausus’ que l’élargissement des quotas fédéraux INAMI.

La position actuelle des partis flamands à la table du Gouvernement fédéral, déjà peu favorable à une augmentation des numéros INAMI en raison de considérations communautaires, ne sera que plus radicale si la Communauté française venait à jouer ainsi cavalier seul, se privant de toute régulation du nombre d’étudiants. Il serait ainsi souhaitable que la FEF fasse preuve d’un peu plus de pragmatisme politique ou qu’elle attende la fin du ‘numerus clausus’ avant de porter un nouveau cahier de revendications.

La FEL est donc favorable à l’instauration, dès la rentrée 2009, d’un examen d’entrée commun à toutes les universités. Le moins pire et le moins injuste des systèmes possibles qui permettrait aux étudiants ayant passé ce cap de mener leur cursus comme les autres. Toutes les tendances politiques, même au sein de celle de la Ministre Simonet, s’accordent vers cette solution… aussi bien qu’elle demeurera bientôt la seule partisane du système inhumain aujourd’hui en place.

Consciente également des disparités existantes entre les écoles secondaires et du risque de voir les étudiants inégaux face à un tel examen, la FEL propose enfin que le Gouvernement de la Communauté française instaure diverses possibilités de mises à niveau aux étudiants de fin de secondaire. Ainsi, ceux-ci pourraient renforcer leurs compétences durant l’année ou les vacances scolaires grâce à des cours organisés sous l’égide des universités et ainsi leur permettre d’être plus à même à réussir un examen d’entrée aux études de médecine.

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