Osons un enseignement d’excellence

By 08/06/2016News

Ce samedi 04 juin, le journal L’Echo publiait un dossier spécial intitulé « 12 idées pour s’en sortir » proposant douze idées novatrices afin d’apporter de véritables réponses aux enjeux auxquels notre société est confrontée.

Outre la construction d’un métro digne de la stature d’une capitale européenne, ou le déplacement de notre aéroport national à Beauvechain afin de notamment éviter le survol de Bruxelles, notre attention s’est plus particulièrement portée sur les solutions envisagées par le quotidien en matière d’enseignement.

Le constat pour la Fédération Wallonie-Bruxelles est cinglant. L’ambition du projet de L’Echo est de tout simplement adapter l’école à son époque. D’aucuns diront que le Pacte d’Excellence initié par l’ex-Ministre de l’Enseignement, Joëlle Milquet (cdH), et repris par sa successeur, Marie-Martine Schyns (cdH), vise le même objectif. Toutefois, au vu des premiers éléments qui en ressortent, nous sommes en droit de nous interroger sur la volonté d’atteindre un tel but et d’établir un véritable enseignement d’excellence.

Pour reprendre les termes du journal, « le rythme scolaire était […] étroitement lié au fonctionnement du monde extérieur », en citant notamment le fait que les mères étaient majoritairement au foyer ou que les deux mois de vacances se justifiaient par la participation des enfants aux récoltes. Afin de faire correspondre le rythme scolaire à la réalité du 21ème siècle, et ce 15 ans après le début dudit siècle, le Pacte d’Excellence envisage de rallonger les journées d’une heure, voire une heure et demie et d’y intégrer les travaux à domicile ainsi que des activités extrascolaire.

A la Fédération des Étudiants Libéraux, nous nous demandons en quoi cette réforme est ambitieuse. Il s’agira de tout simplement formaliser une réalité déjà bien connue par de nombreux enfants. Nous pensons que notre enseignement mérite une véritable cure de jouvence et que le projet du journal L’Echo essaye précisément de s’y atteler. Quitte à envisager une réforme du rythme scolaire, pourquoi la faire à moitié ? Lorsque l’on dénomme son projet « Pacte d’Excellence », le citoyen est en droit à s’attendre à de véritables avancées et non à des ajustements à la marge.

Comme nous venons de l’expliquer, le quotidien va dans le bon sens en proposant d’instaurer un rythme scolaire basé sur le modèle scandinave, considéré comme le plus performant au monde, pour rappel, avec des journées certes plus longues, mais entrecoupées par de longues périodes de détente et d’activités extra-scolaires indispensables pour l’épanouissement de l’enfant.

Nous pensons qu’une telle réforme serait authentiquement libérale et sociale. Tous les enfants pourraient enfin bénéficier d’un soutien pour leurs devoirs mais pourraient également participer à des activités ludiques, artistiques ou encore sportives, ce qui n’est malheureusement pas le cas actuellement dans de nombreuses familles dû aux contraintes financières et temporelles qu’impliquent de telles activités pour les parents. Tout cela se ferait naturellement au plus grand bénéfice de l’apprentissage des enfants mais aussi des parents qui verraient leurs semaines allégées.

A la Fédération des étudiants Libéraux, nous pensons qu’avec un minimum de courage et de volonté politique, créer une véritable école du 21ème siècle en phase avec les besoins des enfants, des adolescents et des parents est tout à fait réalisable. Malgré les premiers éléments qui transparaissent, nous laissons le bénéfice du doute au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et nous osons espérer que le Pacte d’Excellence sera véritablement digne de son appellation.

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