Oui et alors ?

By 04/04/2011Communiqués

Le Soir révèle ce matin qu’un ‘‘nouveau dérapage sur l’antisémitisme’’ secoue actuellement l’ULB, quelques mois à peine après le très controversé débat sur Dieudonné et la liberté d’expression.

En effet, l’édition du mois de mars du « Caducée », le journal du Cercle Solvay consacre un article aux différentes religions, parmi lesquelles la religion juive. L’Union des Etudiants Juifs de Belgique (UEJB), dénonce cet article qui « reprendrait les thèses du ‘‘Protocole des Sages de Sion’’, présentant le Juif non dans sa religion mais bien dans son appartenance sociale, comme un voleur ou un comploteur ». L’UEJB a, à cet égard, saisi la présidence de Solvay.

Tout d’abord, la Fédération des Etudiants Libéraux tient à rappeler qu’elle condamne fermement toute forme d’antisémitisme.

Cependant, les Étudiants Libéraux ne pensent pas que c’est par la censure et par des atteintes à la liberté d’expression que la lutte contre l’antisémitisme sera la plus efficace. Dans une perspective libérale, il nous paraît que la meilleure approche est celle de la responsabilité de chacun, non seulement dans le chef de l’auteur, mais également dans celui du lecteur. Dans l’université du libre examen comme ailleurs, l’argument d’autorité ne sera jamais le meilleur. Les Étudiants Libéraux font davantage confiance à des preuves scientifiques et à des débats contradictoires pour montrer la bêtise profonde de ceux qui nient l’holocauste ou qui font preuve d’antisémitisme.

Néanmoins, nous pensons que les excuses fournies par un cercle étudiant sont suffisantes. S’il nous est permis de penser que les rédacteurs ont dépassé les limites de l’humour, nous ne pensons pas qu’il s’agisse là d’une véritable haine à l’égard de la communauté juive.

Si l’on prend la peine de lire l’entièreté de l’article, on peut se rendre compte que la religion juive ne bénéficie pas d’un « traitement de faveur » puisque les autres religions sont également sérieusement chambrées.

Le folklore étudiant constitue une véritable culture au niveau universitaire et même s’il faut pouvoir en condamner les abus, les Etudiants Libéraux tiennent à ce que l’on ne porte pas atteinte à ce mouvement qui participe à la vie sur le campus non seulement par ses animations nocturnes mais également par le développement d’un esprit critique, notamment par le biais de la dérision.

En conclusion, les Étudiants Libéraux plaident pour le dialogue et pour la voie du débat plutôt que de la censure qui n’élimine rien, ne faisant que dissimuler ce que l’on n’a pas le courage de voir.

Contact presse :
Mathieu RAEDTS (Président)
0478/645.245 – mathieu.raedts@etudiantsliberaux.be

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