Premier zéro pour Marcourt !

By 04/09/2009Communiqués, News

La seconde sess’ se termine, place à la toute prochaine rentrée dans l’enseignement supérieur ! Une rentrée qui sera la première pour Jean-Claude Marcourt en qualité de Ministre de l’Enseignement supérieur. Et, visiblement, il ne traîne pas ! Le voilà déjà en train d’annoncer des mesures relatives à la diminution du coût des études…qui ne mérite pas moins, pour la Fédération des Etudiants Libéraux (FEL), qu’un zéro pointé !

Ainsi, Monsieur Marcourt, constatant une pénurie de l’offre de kots et les loyers exorbitants de certains d’entre eux, annonce qu’il faut « empêcher certains propriétaires de jouer sur la pénurie pour exploiter les jeunes et leur offrir des prix excessifs ». Jusque là, les intentions du Ministre semblent louables. Cela dit, les Etudiants Libéraux ne peuvent être d’accord avec le « comment » et craignent que le fait de certains serve simplement de prétexte. Monsieur Marcourt n’envisage ni plus ni moins qu’un plafonnement des loyers des kots, mesure inacceptable pour les Etudiants Libéraux.

Le plafonnement envisagé par notre nouveau ministre est dangereux. Une telle mesure risque, en effet, d’avoir tout simplement pour effet de décourager bon nombre de propriétaires de louer leur bien à des étudiants, sachant que dans ce cas ils se verraient imposer une limitation dans la fixation de leur loyer. Une indéniable diminution de l’offre en kots se produirait alors, au préjudice direct des étudiants.

« Une fausse bonne mesure qui a des airs d’annonce politique de rentrée », selon le Président des Etudiants Libéraux. Et de se demander « Combien de temps faudra-t-il attendre avant que le Ministre constate une pénurie encore accrue et fasse, penaud, marche arrière ? ».

La FEL est convaincue que ce sont d’autres politiques qui doivent être préférées afin de lutter contre la pénurie actuelle de kots et la difficulté d’accès à ceux-ci.

Les Etudiants Libéraux se demandent, en effet, quand le Gouvernement de la Communauté française se décidera à initier une réelle politique de logements publics étudiants, accessibles, par exemple, aux étudiants boursiers ? Quand développera-t-il des partenariats publics-privés afin d’augmenter le parc locatif existant, notamment au sein des universités ? Le Gouvernement pourrait, en outre, consentir quelques efforts budgétaires pour la mise en place d’allocations-loyers à destination des étudiants en difficulté.

La FEL considère par ailleurs que le logement n’est pas le seul secteur dans lequel il faut agir pour diminuer le coût des études. Elle appelle le Gouvernement à sérieusement se pencher sur l’élaboration de mesures venant contrôler les coûts afférents à certaines filières de l’enseignement supérieur universitaire qui peuvent constituer un obstacle au libre choix des études. Une première mesure pourrait être l’établissement d’un cadastre de ces coûts par filière. Se rendant compte qu’un étudiant en dentisterie doit débourser quelque 5000 euros pour une trousse technique est une donnée qui ne peut échapper à un Ministre… n’est-ce pas Madame Simonet ?

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  • Kissé Kidissa dit :

    Fausse bonne idée bien entendu mais admettons que cela soit accepté, je suppose alors que les corps de métiers vont aussi plafonner leurs factures pour les interventions dans les « kots »?
    Je suis de ceux qui offrent des logements en bon état au prix du jour et assume tous les frais de la location dans ma maison. Le plombier vient de me demander 43 bals pour le débouchage de l’évier et la douche de mademoiselle. (Ce studio m’a coûté aussi 1 an de loyer pour sa remise en état au départ du locataire précédent qui m’a fait une inondation) Marcourt d’idée a sans doute un gosse qui entre en fac…

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