Quand Marie-Do joue au Robin des Bois des écoles…

By 12/04/2010Communiqués

Depuis quelques semaines, le Cabinet Simonet planche sur des solutions afin de financer son décret du 30 avril 2009 organisant l’encadrement différencié. Et aujourd’hui, fumée blanche… Enfin presque ! On tombe rapidement des nues en voyant la proposition Simonet : diminuer le budget et le nombre d’enseignants des écoles « riches » pour les transférer vers les « pauvres » ! C’est choquée et inquiète que la Fédération des Etudiants Libéraux réagit.

Décidément, rien ne va plus ! Les Etudiants Libéraux tiennent à rappeler qu’il n’y a PAS d’écoles riches en Communauté française, seulement des écoles moins pauvres que d’autres et que cette initiative va noyer celles qui maintiennent la tête hors de l’eau. La Communauté française, malgré un enseignement déjà défaillant, semble donc vouloir continuer de sanctionner l’effort, la qualité et le résultat.

Qui plus est, les écoles dites favorisées sont déjà mises à contribution via l’accueil d’élèves provenant d’écoles défavorisées, en vertu du décret inscriptions. Notre enseignement inégalitaire est un problème auquel il faut s’atteler afin que l’école puisse jouer son rôle d’ascenseur social pour tous. Mais dans cette optique, il convient d’offrir à nos jeunes citoyens les meilleures chances alors que ce projet aura très certainement l’effet inverse !

La Ministre se plait à parler de vases communicants… On en vient à se demander si les Etudiants Libéraux sont les derniers à avoir de l’ambition pour l’enseignement en Communauté française. Plutôt que de plaider pour un nivellement par le bas, nous visons une amélioration globale de l’ensemble des établissements de Communauté française.

La Ministre Simonet se sert de la crise pour appuyer sa folle idée, mais lorsque viendront les jours meilleurs, nous aurons un enseignement meurtri, et nous serons incapables de relancer la machine. Cette solution handicapera la relance et, en plus de nous reléguer définitivement dans les profondeurs du classement PISA, nous laissera à nouveau sur le carreau.

En procédant de la sorte, la ministre Simonet arrivera, dans un futur très proche, à diriger un enseignement ou toutes les écoles seront pauvres et défavorisées. L’année prochaine, chez qui ira-t-elle chercher l’argent pour tenter de réparer ses erreurs ?

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  • Julien Sibille dit :

    En même temps, elle peut faire n’importe quoi elle sera toujours critiquée. Elle avait trois solutions à sa disposition : (1) ne rien faire (2) prendre l’argent des “riches” pour le donner aux “pauvres” (3) donner de l’argent aux “pauvres” pour rattraper leur retard sur les “riches”

    1- Si elle avait choisit la première solution, on lui aurait rappeler l’article 11 de la Constitution : « La jouissance des droits et libertés reconnus aux Belges doit être assurée sans discrimination ». Il est normal que tout les élèves aient droit à la même qualité d’enseignement.

    2- Elle a préféré choisir la deuxième solution et je suis d’accord avec vous. Il n’y a pas d’école “riches” mais simplement des écoles un peu moins “pauvres” que d’autres. Toutefois, je ne partage pas la vision une vision aussi pessimiste qui est celle de la FEL quant à l’avenir de l’enseignement obligatoire.

    3- Finalement, elle aurait pu choisir la troisième solution mais elle était tout autant critiquable même si elle aurait été la plus adéquate. Ici, nous ne nous posons plus la question de savoir si c’est “juste” mais si c’est faisable ? Où aurait-elle été trouvé l’argent pour financer une telle mesure ? Pourquoi les autres ministres font-ils des sacrifices budgétaires alors que Marie-Do se permet de dépenser de plus en plus d’argent ? etc.

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