Réflexion autour de la mobilité étudiante

By 16/09/2008News

A l’occasion de la rentrée politique du MR, le Centre Jean Gol (CJG) conviait, ce dimanche, tout un chacun à prendre part à divers ateliers de réflexion sur « l’Après-Bologne« . Les Etudiants Libéraux ont naturellement pris part aux différentes recontres où acteurs de terrain, experts et mandataires ont pu débattre de la mobilité des étudiants, d’une part, et de l’élargissement de notre paysage universitaire, d’autre part.

Pour s’interroger sur la question de la mobilité étudiante, le CJG donnait la parole à Aloys Rigaut, Président des Jeunes Libéraux européens (LYMEC), Arnaud Van Praet, Président de la Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) et Patricia Petit du service Erasmus de l’ULg. La Députée Kattrin Jadin introduisait les débats par une présentation de la problématique. 

Les Etudiants Libéraux ont pu dresser un bilan mitigé de la mobilité étudiante en Communauté française où seul 1,6 % des étudiants (chiffre de 2007) a recours au programme Erasmus qui fêtait, il y a peu, ses 25 bougies. Arnaud Van Praet a ainsi plaidé pour une meilleure information sur les diverses possibilités de mobilité, pour une objectivation des critères parfois obscures permettant la sélection des candidats et, enfin, pour le développement des bourses octroyées dans le cadre d’un cursus à l’étranger.

Mais la mobilité étudiante ne se limite pas au programme d’échange Erasmus. Les Etudiants Libéraux auront ainsi pu regretter le manque de dynamisme de la Communauté française à nouer de nouveaux accords bilatéraux de mobilité étudiante. Ainsi, il est navrant de constater que les étudiants français souhaitant réaliser une année d’étude dans l’une des universités du Québec paient, aujourd’hui, près de 6 fois moins que les étudiants belges, en raison de l’absence de négociation entre ces deux poles d’enseignement important au sein de la Francophonie.

Au niveau européen, Aloys Rigaut, Président du LYMEC, a rappelé l’importance d’une abolition des visas étudiants entre l’ensemble des pays membre du Conseil de l’Europe. Cette revendication faisait déjà l’objet d’une campagne de sensibilisation menée, en Communauté française, par la Fédération des Etudiants Libéraux et les Jeunes Libéraux européens.

La Députée européenne Frédérique Ries qui rapportait les échanges a souligné l’importance, au sein des instances belges et européennes, de soutenir et d’initier toute proposition pouvant faciliter et encourager les étudiants à une plus grande mobilité. Si celle-ci s’avère essentielle à la construction européenne, la mobilité étudiante est également propice à un enrichissement culturel des nos universités.

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