Un débat sur les drogues: une nécessité sociale et sanitaire absolue ! (Et non, nous ne consommons pas !)

By 24/09/2013Communiqués

Suite à la publication ce dimanche 15 septembre d’une proposition d’ECOLO J de légaliser les drogues dures, la Fédération des Etudiants Libéraux rappelle qu’elle milite déjà depuis 2011 pour une dépénalisation de la vente de drogues.

Il est aujourd’hui grand temps de dépasser les réponses toutes faites et totalement stéréotypées sur la question des drogues et de leur dépénalisation. Une pacification du débat est indispensable pour aboutir à toute politique publique sur la question. Non, nous ne consommons pas spécialement des drogues dures. Non, nous ne sommes pas des fils à papa qui fument et sniffent toute la journée. Non, nous n’avions pas consommé de drogues ou toute autre substance en prenant cette position. Non, la réponse à apporter au débat que nous soulevons n’est pas « ils sont complètement fous ». Que du contraire, notre proposition est l’aboutissement d’une longue réflexion et d’une vision libérale tournée vers l’avenir.

Car dans les faits :
Après des années d’une politique de répression menée en la matière, il faut tirer un constat d’échec. La consommation ne baisse pas, les cartels sont toujours plus puissants, la violence s’est encore accrue et aucun programme efficace de désintoxication n’est proposé.
Dès lors, sans remettre en cause la dangerosité des drogues, les étudiants libéraux plaident pour la mise en place d’une autre approche. Loin de se ranger derrière une prohibition dogmatique qui ne résout rien, la dépénalisation des drogues (existe déjà dans plusieurs pays tels que le Portugal, les Pays-Bas, la Tchéquie…) comporte de nombreux avantages.

Tout d’abord, elle ferait de la drogue une question de santé publique au lieu d’une problématique d’ordre pénal. Les consommateurs ne seraient dès lors plus considérés comme des délinquants mais comme des individus auxquels il faut apporter une assistance médicale et sanitaire par la création de réels programmes de prévention et de réinsertions dans les cas les plus extrêmes. Passant ainsi d’une politique de marginalisation à une politique d’accompagnement.

Ensuite, elle améliorerait la qualité et donc la sécurité des drogues échangées car la production de celles-ci ne se feraient plus dans des laboratoires clandestins et ferait l’objet de contrôles stricts. Ceci réduirait clairement les risques encourus actuellement par les consommateurs de drogues.

Enfin, une dépénalisation permettrait de mettre fin aux cartels. Ces grands groupes criminels qui tirent l’argent de la drogue sont également responsables de nombreux forfaits (trafic d’armes, prostitution,…). Légaliser la drogue, c’est leur retirer une grande part de leur revenu, considérablement réduire la violence et le nombre de morts qu’ils causent et réduire leur influence partout dans le monde.

Pour conclure, cette mesure permettrait de générer des recettes fiscales non négligeables. Compte tenu de l’importance de la prévention et de l’aide aux personnes toxicomanes, ces moyens devraient évidemment être alloués à la politique de prévention des assuétudes.

Conscients des dangers de la drogue, la Fédération des Etudiants Libéraux est d’avis que cette dépénalisation devrait naturellement s’effectuer dans un cadre strict. Concrètement, celle-ci pourrait s’inspirer des règles en vigueur pour le tabac et l’alcool, notamment en interdisant la vente aux mineurs.
Pour toutes ces raisons et au vu des bons résultats enregistrés dans les pays qui dépénalisent la drogue, notamment au Portugal, la Fédération des Etudiants Libéraux plaide depuis 2011 pour une dépénalisation des drogues !

Enfin, la Fédération des Etudiants Libéraux rappelle qu’il est du rôle des organisations de jeunesse et particulièrement des OJ politiques de proposer des solutions aux enjeux de société et, si besoin est, de bousculer les codes et les postulats de la société actuelle. Car il est de notre devoir de construire le vivre ensemble de demain. Comme cela a déjà été le cas sur les questions inaudibles de l’époque qu’ont été le mariage gay ou encore la peine de mort, nous n’hésitions pas à présenter des alternatives à contre-courant et crédibles pour l’avenir.

Pour la Fédération des Etudiants Libéraux,

Omar Marhraoui, Président, 0478/66.71.94
Stéphany Janssens, Secrétaire-Générale, 0472/80.63.75

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