Un test d’orientation obligatoire ? La FEL dit oui !

By 27/11/2017News

Soixante-cinq pourcents, c’est le taux d’échec constaté en première année d’études supérieures. Cette donnée, en plus d’être alarmante, est révélatrice d’un mal plus profond : la difficulté qu’ont les étudiants, au sortir du secondaire, de faire face à la dure réalité du monde des études supérieures. Souvent, ces échecs sont dus à l’incapacité des jeunes à s’orienter et à se positionner par rapport à un futur inconnu jusqu’à alors. Cette situation, regrettable tant pour la famille, l’étudiant et l’État, doit être évitée, voire être rendue moins fréquente.

A la Fédération des Etudiants Libéraux, et comme l’a préconisé l’ARES dernièrement, nous soutenons l’instauration d’un test d’orientation obligatoire, mais non contraignant, à la fin du secondaire. En effet, en tant que libéraux, nous considérons que le choix des études supérieures n’est pas anodin. Au contraire, c’est un acte empreint de responsabilité et de réflexion, le premier d’une longue série dans la vie d’un jeune adulte.

Ainsi, la mise en place d’un tel test aurait trois effets non négligeables :

  • Il constituerait pour les étudiants une opportunité de s’informer sur leurs réelles aptitudes. En quelque sorte, serait créé un bilan des compétences sur lequel ils pourraient s’appuyer afin de se diriger vers un choix de filière conforme à leurs capacités. Tout simplement, là où certains étudiants sont dans l’inconnu lorsqu’il s’agit de poser un choix d’études supérieures, ce test sera l’occasion de les conscientiser aux difficultés potentielles.
  • Il s’agirait là d’une possibilité, pour les établissements d’enseignement, de se situer d’un point de vue qualitatif dans les matières enseignées (mathématique, sciences, français…). Dans une logique où un enseignement d’excellence est vivement souhaitable, cela serait un outil probant afin d’évaluer leur niveau par rapport à d’autres établissements similaires.
  • Il constituerait un vecteur de diminution du taux d’échec en première année, et par la même occasion, permettrait aux autorités compétentes de voir les coûts, liés à cette problématique, diminués.

Évidemment, le test – tel que nous l’imaginons – ne serait aucunement contraignant, et l’étudiant serait, in fine, toujours libre de ses choix. En tant que libéraux, il est évident que nous défendons grandement ce principe de liberté, et que nous ne souhaitons pas restreindre l’accès aux études ou nous immiscer dans le choix des étudiants. En revanche, il est clair que, grâce au test, l’étudiant bénéficierait d’un suivi personnalisé (par un service spécifiquement mis en place dans ce cadre), et mettrait toutes les chances de son côté – de quoi débuter sereinement ce nouveau chapitre de sa vie. Avouons-le, l’idée d’un test – si ses contours doivent encore être peaufinés – est plutôt séduisante sur papier.

Finalement, précisons que ce test ne constituerait pas une fin en soi, et devrait être accompagné de mesures permettant aux étudiants en difficulté de suivre des cours pouvant combler leurs lacunes. Ce test doit ainsi faire partie d’un tout, et ne surtout pas cacher les nombreux autres dysfonctionnements, comme la question du refinancement par exemple, déjà pointés du doigt par la FEL dans le passé.

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