We can do it!

By 22/06/2018News

Cette semaine, j’ai assisté à une conférence donnée par l’ALDE Party sur le ‘rôle des femmes dans le travail et sur les nouvelles technologies’. Les intervenants y ont débattu des enjeux qui nous attendent dans les années à venir.

Nous le savons, il est temps de redéfinir le travail à l’aune des nouvelles technologies. Mais quel rôle les femmes y auront-elles à jouer? Un rôle important, je l’espère. Aujourd’hui, même si les femmes représentent plus de 52% de la population européenne, seules 30% d’entre-elles sont créatrices de jeunes entreprises. Dans le domaine des nouvelles technologies, des études récentes ont encore démontré que les femmes représentent seulement 21.5% des travailleurs dans le domaine digital. Trop peu, évidemment…

Que doit-on faire ? Abattre les barrières.

Les stéréotypes liés au choix des études continuent d’exister. Les jeunes femmes choisissent peu les études dans le domaine des sciences ou de l’innovation. C’est dès le secondaire, qu’il  faudrait créer des impulsions pour les pousser à se diriger vers le domaine des nouvelles technologies. En tout cas – et on s’en réjouit – plus de 74% des femmes européennes se disent prêtes à se former vers des filières d’étude non traditionnelles dans les années à venir. Cela signifie que, probablement, le secteur des technologies informatiques sera diversifié par une féminisation de plus en plus grande. Au niveau de l’embauche au travail, il existe encore certaines craintes des employeurs à propos de la vie familiale des femmes… Ce vieux cliché de la ‘maman qui doit rester à la maison’ ne peut perdurer. Par ailleurs, les mentalités doivent également évoluer concernant l’entrepreneuriat, trop longtemps considéré comme un monde ‘d’hommes’. Au niveau de la solidarité entre les femmes, il faut accentuer la dynamique de réseaux entre-elles, en plus de celles déjà existantes, et ce afin de faciliter les contacts et le partage d’expérience. Car des expériences positives, il y en a – mais trop dispersées, malheureusement.

Actuellement, trois révolutions se déroulent : l’énergie renouvelable, la robotisation et la digitalisation. Ceci représente un défi pour notre vie en société. Un défi que je considère comme étant positif – pour la compétitivité, l’innovation, etc. L’entrepreneuriat féminin regorge de talents, faisons en sorte qu’il soit valorisé au sein de toutes branches du futur. Ceci étant, il ne s’agit pas béatement d’obtenir une simple parité homme/femme – celle-ci n’est pas la solution – mais plutôt de considérer, à juste titre, que la diversité a ses bienfaits.

Pour le futur, je ne peux qu’espérer que les différents pays de l’UE prennent exemple sur le Parlement européen et la Commission européenne, qui accentuent depuis quelques années les initiatives visant à aider les femmes qui aimeraient entreprendre. A titre d’exemple : citons la plateforme « WeGate » qui centralise les informations destinées à aider les femmes désireuses d’entreprendre : financements, formations, tutorat… Pensons également au projet européen « WA4E, Women Business Angels for Europe’s Entrepreneurs », dont l’objectif de promouvoir et de professionnaliser l’investissement de la gent féminine dans six pays de l’UE, dont la Belgique.

Je conclurai par cette citation de Kate Ahlmann (1890-1963) (femme entrepreneuse): « Voor mij hoeft een man zijn plaats in de tram niet af te staan. Ik neem er genoegen mee dat hij zijn plaats afstaat in de raad van beheer. » (Qu’un homme m’offre sa place dans un tramway, ça m’est égal – il devrait m’offrir un siège au conseil d’administration). Cette citation a le mérite de rappeler, qu’au XXIème siècle, bien des progrès doivent encore être réalisés, à bien des égards…

Laura Hidalgo
Présidente de la Fédération des Étudiants Libéraux

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