Historique

La naissance des Etudiants Libéraux (1836)

Les Etudiants Libéraux sont apparus quelques années seulement après la création de la Belgique. Fondé au cours de l’année académique 1verhaege835-1836, le Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB constitue le premier cercle étudiant de l’Université libre de Belgique (depuis, de Bruxelles), ainsi que la première association politique libérale du pays, le Parti libéral n’allant être fondé que 10 ans plus tard.

S’inspirant des libéraux de l’époque comme Pierre-Théodore Verhaegen (ci-contre), ils contribuent à l’émergence d’un libéralisme progressiste et anticlérical, étroitement liés au contexte de la fondation de l’Université du libre-examen. Le Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB restera durant longtemps le seul cercle politique de l’ULB.

etudiantsliberaux-sC’est ensuite à Liège, quelques années plus tard, que les Etudiants Libéraux se développent. Les étudiants liégeois se fédèrent en 1895, la Fédération des Etudiants Libéraux Unis est née… Les Etudiants Libéraux de Bruxelles et de Liège constitueront, jusqu’à aujourd’hui, les principaux bastions francophones de l’action libérale éstudiantine.

Les Etudiants Libéraux se retrouvent autour de valeurs communes, celles d’un libéralisme du progrès. Ainsi, ils seront des ardents défenseurs du suffrage universel, obtenu en 1919.

L’émergence des Etudiants Libéraux flamands (1930)

Le début de XXe siècle verra naître les Etudiants Libéraux flamands (Liberaal Vlaams Studentenverbond), à Gand en 1930 lvsv1-1puis à Bruxelles en 1937. Comme leurs pendants francophones, ils constitueront les plus importantes associations politiques sur les campus.

Les Etudiants Libéraux francophones et néerlandophones connaîtront durant l’occcupation allemande de 40-45 une période difficile. Certains d’entre-eux rejoindront la résistance, comme au sein du Groupe G à l’ULB. Les liberale studenten éditeront un journal clandestin (Den kleinen Belg). Ces actes antifascistes aboutiront à la déportation de certains étudiants libéraux, comme l’ancien président Frans De Hondt.

La Fédération belge des Etudiants Libéraux

Avec la naissance de nouvelles sections, à Namur, Louvain, Anvers, Mons et Courtrai, les Etudiants Libéraux de tout le pays se rassemblent. La Fédération belge des Etudiants Libéraux (FBEL) est née ! Elle jouera notamment un rôle important au sein du Parti libéral, également encore national. Les Etudiants Libéraux se caractériseront ainsi, vis-à-vis du PLP, par leurs impulsions idéologiques, leur esprit naïf, leur attitude critique et leur culture du débat.

Cette union ne durera qu’un temps. Début des années ’70, la FbEL se scinde alors que l’aile néerlandophone, autour d’un certain Guy Verhofstadt, entend donner un ton plus régional au discours politique des Etudiants Libéraux. Cette époque sonnera également le glas d’un parti libéral unitaire.

La Fédération des Etudiants Libéraux (1974)

fel_draps_1974-75-150x150C’est dans ce contexte linguistique que les Etudiants Libéraux des campus francophones se retrouveront au sein de la Fédération des Etudiants Libéraux (FEL), fondée par l’ulbiste Willem Draps, en 1974.

Alors que Mai ’68 aura regretté le silence des étudiants libéraux ; attitude qui leur vaudra l’étiquette fel_etudiantliberal_1975-150x150de « fils de riches » et une certaine démobilisation dans les rangs libéraux, les premières années de la FEL seront placées sous l’action et le combat contre les idées marxistes. La guerre du Vietnam aura eu pour conséquence une opposition souvent fort virulente entre les étudiants communistes et les étudiants libéraux. La lutte sera tellement importante que les étudiants libéraux seront bientôt considérés comme des « révolutionnaires » refusant le joug des dictatures communistes.

Les étudiants libéraux s’engageront également dans de grandes questions de société très philosophiques. Ainsi, ils militeront notamment pour le droit à l’avortement ou celui de l’euthanasie. Probablement sous l’influence des comités du Cercle des étudiants libéraux de l’ULB, la FEL conservera, jusqu’à aujourd’hui, une attitude critique face à l’ouverture des portes du Parti libéral aux milieux catholiques, réorientation idéologique amorcée déjà en 1959.

Les Etudiants Libéraux auront, au fil des dernières décennies, perdu en force vis-à-vis du parti libéral, au contraire probablement de leurs collègues flamands. La direction du PRL par des hommes forts, la baisse de la mobilisation des étudiants libéraux fin des années ’90 et l’élargissement du parti auront placé la FEL en périphérie de leur formation politique de référence.

fellogoLes Etudiants Libéraux n’en seront pas moins restés un mouvement libéral essentiel, principalement au sein des milieux estudiantins. Ils se seront également caractérisés par leur indépendance vis-à-vis du parti, parfois exercée de manière insolite comme lors de l’accord PRL-FDF-MCC, en 1998, alors que les étudiants libéraux s’opposaient à une alliance avec l’ancien président du PSC.

Entre 1999 et fin 2001, la FEL sera laissée pour morte alors que ses sections sont pourtant particulièrement actives sur les différents campus mais de manière autonome. Face à ce constat, en 2002, les sections de l’ULB et de l’UCL décident la relance de la Fédération. Un nouveau comité sera mis en place, présidé par Samuel Wauthier, alors président des étudiants libéraux de l’UCL. La FEL redeviendra rapidement opérative.

Depuis 2002, la FEL connu un nouvel envol. Les comités successifs relanceront une publication nationale (FEL-direct, puis L’Etudiant Libéral), développeront de nouvelles sections (Mons, Charleroi et Hautes-Ecoles de Bruxelles), organiseront des débats propres à la FEL, réagiront par voie de communiqués de presse sur l’actualité, …

De 2003 à 2006, la Fédération sera présidée par Gauthier Calomne, ancien président des étudiants libéraux de l’ULB. La FEL redeviendra alors le lieu essentiel de réflexion, particulièrement progressiste, des étudiants libéraux. Alors qu’elle fête son trentenaire, la FEL adoptera le slogan « La liberté garde des idées », signe sans conteste de sa volonté de reprendre une place prépondérante dans les débats de société, celle des Etudiants Libéraux.

30ans-150x150Quelques réflexions menées par la FEL, depuis 2003, la distingueront. Elle se positionne successivement en faveur du mariage par les couples de même sexe, d’une plus grande vigilance vis-à-vis de l’Eglise de scientologie, en faveur du maintien du latin à l’école, en faveur d’un refinancement de l’enseignent supérieur, en faveur de l’ouverture de l’adoption aux couples gays, en faveur de cours de formation à la neutralité religieuse, en faveur de l’ouverture du droit de vote aux étrangers non-européens.

Entre 2006 et 2008, la FEL fut présidée par l’ancien président des Etudiants Libéraux de l’ULB, Arnaud Van Praet. Avec lui, la Fédération amorcé différentes réformes : changement de logo et développement sur les campus par de larges campagnes de visibilité, instauration du Bureau politique national comme lieu de débat principal des sections locales, réinstauration de congrès politiques disparus depuis 10 ans, …

En novembre 2009, Arnaud Desmadryl, également ancien président des Etudiants Libéraux de l’ULB, a pris la relève. Durant son année de présidence, il a réformé, en interne, le fonctionnement administratif de l’ASBL tout en réalisant différentes campagnes externes. Parmi celles-ci se trouvaient notamment la problématique du logement étudiant et la représentation étudiante dans l’enseignement supérieur.

Un an plus tard, c’est Mathieu Raedts, secrétaire politique durant l’année 2009-2010 et président des Etudiants Libéraux de Louvain qui accède à la présidence. Durant cette dernière, il en profite pour développer une grande campagne sur la qualité de l’enseignement supérieur, baptisée « Plan Q » pour « Plan Qualité » ; ce ne sont pas moins de dix « commandements » qui y sont développés pour tendre vers un enseignement de haut niveau, adapté aux besoins des étudiants ainsi qu’à la réalité du terrain et qui, évidemment, améliore la vie estudiantine au quotidien. Une deuxième campagne voit le jour sous cette présidence : « Mort aux vaches » qui a pour but de sensibiliser aux questions du réchauffement climatique. Une charte a d’ailleurs été créée afin que les politiques la signent et s’engagent à être vigilants aux enjeux climatiques, à la préservation de notre planète grâce à des politiques climatiques ambitieuses.

Pour l’année académique 2011-2012, c’est Quentin Masson, ancien président des Etudiants Libéraux de Namur qui lui a succédé à la Présidence. Avec la campagne « Daddy I want that job », la FEL a abordé la question des jobs étudiants, des stages et de « l’après-études » pour donner quelques pistes aux étudiants qui entrent dans la vie active. La deuxième campagne, « Future European Learning », avait pour but de rendre l’Europe accessible aux étudiants en mettant en avant les points qui peuvent les toucher le plus. Le programme Erasmus y est abordé en long et en large pour que les étudiants aient en main les clés pour partir sereinement et profiter au maximum de cette expérience mais également la possibilité d’obtenir des bourses afin de pouvoir mener à bien différents projets au sein de l’Union européenne.

Depuis septembre 2012, Omar Marhraoui, secrétaire politique de la FEL en 2011-2012 et ancien coordinateur de la FEL-Mons, accède à la présidence. De nombreux projets ont ainsi vu le jour : la sortie régulière de news relatant de l’actualité vue par la FEL, la réintroduction du principe de newsletter bimestrielle, … Trois campagnes ont également été élaborées en 2013. Tout d’abord, la campagne « Enseignement 3.0 » où la FEL décline en 9 propositions ses pistes de réflexion pour un enseignement à la pointe du futur en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ensuite, la très médiatique campagne « Salauds de Libéraux » visant à contrer les clichés et idées fausses attachés au libéralisme. Cette campagne est née de l’envie de faire le point sur l’image qui collait parfois à la peau des libéraux tout en déconstruisant certaines idées reçues. « Salauds de Libéraux » a fait grandement parler d’elle que ce soit dans la presse (article dans La Libre du 3 mai 2013) ou à la radio (interview de la Secrétaire Générale, Stéphany Janssens, sur Twizz Radio). La dernière campagne en date est la campagne « Jeune vote pas ? » qui a pour but d’adresser un message aux politiques quant à l’engagement des jeunes : oui les jeunes iront voter lors des élections de mai 2014 et ils le feront en toute connaissance de cause. Cette campagne a été imaginée sous la forme d’un programme de parti en dix points reflétant les thématiques prioritaires pour les jeunes.

Présidents des Etudiants Libéraux :

  • 1974-1976  Willem DRAPS
  • 1976-1978  Daniel BACQUELAINE
  • 1978-1981  Alain LESCRENIER
  • 1981-1983  Pierre GILISEN
  • 1983-1984  Pierre  PARLONGUE
  • 1984-1985  Emmanuel DENIS
  • 1985-1986  Jacques SIMONET
  • 1986-1987  Willy BORSUS
  • 1987-1988  Jean-Paul BLEUS
  • 1988-1990  Marc BRUYR
  • 1990-1991  Pierre-Louis GALAND
  • 1991-1993  Philippe KNAEPEN
  • 1993-1994  Hervé-Jacques POSKIN
  • 1994-1996  Patrick SMETS
  • 1996-1997  Alex BAUDRENGHIEN
  • 1997-1999  Olivier REMACLE
  • 1999-2001  Géraud DE BIOLLEY
  • 2002-2003  Samuel WAUTHIER
  • 2003-2006  Gautier CALOMNE
  • 2006- 2009 Arnaud VAN PRAET
  • 2009-2010 Arnaud DESMADRYL
  • 2010-2011 Mathieu RAEDTS
  • 2011-2012 Quentin MASSON
  • 2012-2014 Omar MARHRAOUI
  • 2014            José VANOBOST f.f.
  • 2014-2015 Clément BOURDON
  • 2015-          François LAMY

 

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