Covid-19, un an d’épidémie pour quelles solutions ?

By 27/04/2021News

Il y a plus d’un an, apparaissait un virus faisant partie de la famille des Coronavirus, lequel causera dans la foulée la mort de millions de personnes et paralysera le monde entier. Le SARS-CoV-2, rebaptisé très rapidement Covid-19, sera reclassé comme « pandémie mondiale » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La propagation du virus impactera très vite plusieurs secteurs d’activités comme les entreprises, les soins de santé, l’Horeca, le tourisme, la culture, le sport ou encore les services publics. Au fur et à mesure de la progression de la pandémie, les mesures sanitaires se durciront drastiquement partout dans le monde et nous priveront ainsi de nos libertés fondamentales comme jamais encore auparavant. Sept milliards d’individus seront plongés dans un confinement strict.

Aujourd’hui, après plus d’un an de crise, fort peu de choses ont changé, c’est vraiment dommage. Cependant, de nouvelles armes pour lutter contre le virus sont bel et bien présentes : des tests, aux masques et gels, en passant par le vaccin ; il n’y a donc plus d’excuses ! L’année dernière la pandémie avait surpris tout le monde, à commencer par nos gouvernants. Mais aujourd’hui que nous en savons beaucoup plus sur le virus, où sont passées les promesses faites en fin d’année par nos dirigeants ? Elles ont laissé place à un rebond de l’épidémie non qualifié de « 3e vague » par les experts sanitaires. Nos dirigeants ont décidé encore une fois de durcir la vis au lieu de développer une stratégie de combat similaire à certains de nos pays voisins. Nous sommes tristement parvenus aux limites de la lenteur et de la complexité du système institutionnel belge. Neuf ministres de la santé pour une seule épidémie qui traverse les frontières culturelles, linguistiques et territoriales, et rien ne bouge vraiment. Qu’il s’agisse du testing massif de la population, d’une campagne de vaccination accélérée ou encore de la possibilité de cumuler les différents modes de protection contre le virus, j’estime qu’il existe des moyens pour agir. Certains pays comme la Slovaquie ont su faire tester une grande partie de leur population en seulement quelques jours. L’État d’Israël, tout comme les États-Unis d’Amérique, ont lancé des campagnes de vaccination très importantes ; ces pays rouvrent progressivement l’essentiel des lieux d’activités aux personnes vaccinées. Pourquoi pas nous ?

Nous voyons tous les jours de plus en plus de jeunes qui vivent dans la précarité, la solitude, l’angoisse perpétuelle et qui ont juste envie de retrouver quelques libertés. La majorité d’entre eux respecte l’essentiel des mesures sanitaires mais comprend de plus en plus difficilement les décisions prises ; ce qui a un inévitable impact sur « l’adhésion aux mesures ». Le décrochage scolaire chez les étudiants, en grande augmentation, est une réalité du terrain. Pire encore, le nombre de suicides a explosé sur l’ensemble de notre territoire et plus particulièrement dans les grandes villes comme Bruxelles (+20%). Les maladies mentales, qu’elles soient lourdes comme légères, vont sans doute mettre des années pour être soignées. Les jeunes et nouveaux indépendants vont mettre également très longtemps avant de pouvoir sortir la tête de l’eau. Les jeunes ont été sacrifiés, au niveau personnel et scolaire. Il est aujourd’hui indispensable que les décideurs politiques tiennent compte des autres facteurs, y compris la santé mentale ou la vie sociale, pour prendre les décisions.

Pourtant, les chiffres sont encourageants, d’où l’interrogation grandissante des citoyens qui tentent de respecter tous les jours les mesures préconisées par nos différents gouvernements. Je pense qu’il est temps de trouver des solutions concrètes pour réussir le pari de la reconstruction. Nous devons adopter tous ensemble un système de multi-protections basée sur la confiance et sur la concertation avec les différents secteurs. L’idée est d’avoir des tests rapides en grande quantité et à disposition à l’entrée des lieux sociaux tels que les écoles, les universités et les lieux culturels, sportifs et sociaux. De plus, il faudrait commencer une campagne de vaccination massive et à grande échelle avec un seul système et une seule plateforme centralisée pour toute la Belgique. Ce sont les conditions d’une réouverture rapide des secteurs essentiels comme l’Horeca et la culture qui souffrent terriblement.

La stratégie belge de vaccination a d’abord été un véritable fiasco, comme l’épilogue des masques, à la différence près que l’on était mieux préparé qu’au tout début de la crise et que la campagne de vaccination aurait pu être mieux gérée dès le départ. Heureusement, la Belgique a accéléré le rythme d’administration des premières doses du vaccin. Mais plusieurs problèmes subsistent entre autres à cause du paysage institutionnel belge. Par exemple, la différence entre le nombre de personnes ayant reçu la première dose et la deuxième, le temps d’attente entre les deux injections, les incohérences dans le recoupement des données ou le croisement des fichiers concernant notamment les personnes vaccinées sur convocation officielle et celles vaccinées par un autre moyen. C’est aussi la raison qui explique que des doses importantes ont été perdues au début du processus.

Il faut beaucoup plus d’efficacité et de transparence de la part de nos gouvernants. En témoigne la condamnation en justice du gouvernement fédéral par le Tribunal de 1re instance de Bruxelles alors que plusieurs juristes s’accordaient à dire qu’il fallait réagir beaucoup plus tôt. Il est temps d’accélérer, de combiner les processus et surtout d’avancer et de continuer ensemble unis dans l’efficacité. Car le virus parle la même langue quelle que soit la région où il sévit et il ne s’arrêtera pas de sitôt. Nous désirons tous retrouver le plus vite possible l’ensemble de nos libertés. Alors soyons tous optimistes et constructifs et profitons de cette situation pour montrer qu’ensemble nous sommes plus forts, car l’union fait la force !

Une opinion d’Alexandre Somma, Vice-président de la Fédération des Étudiants Libéraux

 

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X