«Tous des glandeurs ?!» : une campagne avec des constats, oui mais encore ?

By 24/09/2013News

Si vous êtes passés par une gare ce matin, vous avez très certainement aperçu les équipes de Présence et Action Culturelles (PAC) et Equipes Populaires (EP) en pleine promotion de  leur nouvelle campagne contre la stigmatisation des chômeurs.

Nous avons aussi été conviés à la lecture de leur campagne ce matin. Voici ce que nous en pensons :

Le ton employé nous rappelle évidemment celui utilisé pour notre campagne sur ces «  salauds de libéraux », le sarcasme et l’ironie en moins.

Si cette campagne a l’avantage de lister clairement certains clichés et stéréotypes, leur analyse reste assez superficielle et les témoignages appuyant celle-ci ont été soigneusement triés sur le volet…

Face un constat assez simpliste finalement, ce qui manque cruellement à cette campagne ce sont des solutions ! Oui tous les chômeurs ne sont pas des profiteurs, des fainéants et des glandeurs mais si les stéréotypes existent, il s’agirait surtout de questionner le système de chômage auquel ils sont assortis.

La Fédération des Etudiants Libéraux pense évidemment à une revalorisation du travail ou à la mise en place d’un réel système de chômage dégressif ! Car non, il ne sera jamais normal d’avoir plus d’intérêt à rester au chômage plutôt que d’aller travailler !

Join the discussion One Comment

  • Prenez l’exemple des Etats Unis d’Amérique (pays muni, faut-il le rappeller, de ce réel système de chômage dégressif que vous prônez), et vous vous rendrez compte par vous-même que les stéréotypes à l’encontre des chômeurs y sont les mêmes qu’ici. Ce n’est donc en rien une question de système politique en place, mais de mise en compétition permanente entre chômeurs et travailleurs (j’appelle ça « diviser pour mieux régner », les chômeurs représentant un formidable moyen de pression : plus il y a de chômage, plus les travailleurs sont dociles et exploitables, car moins enclins à se « rebeller »).

    Ceci étant dit, le noeud du problème n’est, selon moi, ni le système en place, ni le chômage en tant que tel, mais une immense absence d’éducation (et, bien souvent, de discernement) face aux questions de société.
    Et cette absence d’éducation est, elle aussi, un formidable moyen de pression économique et social.

    Une politique de chômage ultralibérale ne fera que creuser davantage le gouffre entre les différentes classes sociales. Déjà que la classe moyenne a quasiment disparu, voulez-vous réellement être responsables d’une précarisation supplémentaire des classes déjà défavorisées ?

    Plutôt que de montrer du doigt les chômeurs, pourquoi ne pas concentrer les efforts politiques sur les fraudeurs fiscaux ? Je suis certaine que le manque à gagner des contributions non-payées est bien plus important que les chiffres du chômage.

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X